Vente RM Auctions Paris 2015

Rétromobile gagne chaque année en importance. Ainsi, c’est une véritable « Rétromobile’s week » qui a lieu à Paris en février avec le salon et lui-même et toutes les ventes aux enchères auxiliaires. Pour la première fois, il nous a été possible de faire l’ensemble des événements, à commencer par la vente aux enchères organisée par la maison RM Auctions.

Nous nous y rendons le mardi 3 février, jour d’ouverture au public. Arrivés gare de Lyon, direction les Invalides vers 13h30 pour y découvrir les autos placées sous un chapiteau.

IMG_9297

Sur place, nous retrouvons Kévin, Thomas, Julien, Loïc et Matthieu.

Nous commençons par cette Porsche 911 Speedster de 1989 (châssis n°WP0EB0915KS173774) qui ne totalise que 12.000 km au compteur ! Elle a été vendue 179.200 €.

IMG_9298

Place à sa voisine, une Dino 246 GT de 1970 (châssis n°01040). Elle est l’un des 357 exemplaires de la Série L reprenant les traits de la 206 GT. Elle arbore une très jolie robe jaune Giallo Fly et fut vendue 347.200 €.

IMG_9299     IMG_9302     IMG_9303     IMG_9432

Place à une Panhard & Levassor X82 Dynamic de 1939 dans un état…. délabré. Portant le numéro de série 231069, elle est l’une des rares survivantes connues parmi les 114 exemplaires produits. Elle fut mise au repos en 1988 et n’attend que d’être restaurée. Vendue 13.440 €.

IMG_9300     IMG_9301     IMG_9305

A quelques mètres, une Mercedes-Benz 300d de 1959 (châssis n°189.011.8501027). Ces berlines reçurent le surnom de Adenauer, du chancelier allemand qui les utilisait en tant que voitures officielles. L’exemplaire présenté fut livré neuf aux États-Unis avant de revenir en Europe. Vendue 28.000 €.

IMG_9306

Restons chez les allemandes avec l’une des 603 BMW 3200 CS Bertone produites. Dotée d’un V8 3.2 L, elle est l’une des 50 survivantes connues (châssis n°76528) et l’un des rares exemplaires à disposer d’un toit ouvrant électrique. Estimée entre 115.000 et 155.000 €, elle est cependant restée invendue.

IMG_9309     IMG_9311     IMG_9312

Poursuivons dans les raretés avec cette Nash-Healey Roadster de 1952 (numéro 2240). Sa carrosserie fut réalisée par Pininfarina, et son moteur six cylindres en ligne de 3848 cm3 lui offre de belles performances. Seules 506 unités furent produites. Vendue 72.800 €.

IMG_9313     IMG_9315

Changement de style avec cette De Tomaso Mangusta de 1969 (châssis n°8MA824). Elle dispose d’un V8 Ford 289 ci (identique à celui des Mustang) développant aux alentours de 300 ch et est connue pour avoir fait partie du Rosso Bianco Museum en Allemagne. Vendue 168.000 €.

IMG_9316     IMG_9321     IMG_9322     IMG_9435

La marque Tatra a toujours été en avance sur son temps, et cette Tatra T87 de 1948 (châssis n°222328) ne déroge pas à la règle. Difficile à croire que la T87 est née en 1936 avec sa ligne très aérodynamique et son V8 à 1 ACT par banc de cylindres refroidi par air placé à l’arrière ! Vendue 115.000 €.

IMG_9324     IMG_9325     IMG_9428

A quelques mètres, voici une Aston Martin DB4 de 1960 (n°DB4/398/L) dans un très élégant vert. Elle fut livrée neuve à la sportive américaine Willametta Keck Day. Vendue 448.000 €.

IMG_9328     IMG_9330

Restons dans le luxe avec une Facel Vega HK 500 (châssis n°HK1 BV9) de 1960. Elle a été entièrement restaurée et fut vendue 134.400 €.

IMG_9332     IMG_9426     IMG_9469     IMG_9424

Si les Jaguar Type C se sont révélées être de véritables machines à gagner, elles manquaient néanmoins d’aérodynamisme pour les tracés les plus rapides. Ainsi, pour les 24 Heures du Mans 1952, la marque britannique décide d’engager trois Type C un peu spéciales baptisées « Aerodynamic ». Elles disposaient d’un arrière plus long et profilé, d’un avant plus bas, de quoi améliorer son coefficient Cx de 20 % ! Malheureusement, les trois voitures abandonnèrent pendant la course…

L’exemplaire présenté n’est pas l’un d’eux mais une fidèle recréation sur base de XK120 (châssis n°667255). Il s’agit d’une copie de « XKC 002 », vraie Type C du Mans 1952 avec le numéro 19. Vendue 257.600 €.

IMG_9333

Juste à côté, voici une Porsche 911 Carrera RS 2.7 Touring de 1973 (numéro 9113600171). Elle dispose d’une teinte « Fraise » commandée spécialement et a été restaurée en 2007. Vendue 498.400 €.

IMG_9338

Une autre production de la marque allemande que cette 356 Pré-A Speedster de 1955 (châssis n°80824), l’un des 1233 produits. Elle a troqué son moteur 1500 cm3 d’origine contre un 1600 S plus puissant, et le blanc d’origine a laissé sa place à du bleu. Vendue 225.000 €.

IMG_9341

Cette Lamborghini Countach LP400 S de 1980 (châssis n°9113600171) est un peu particulière. Elle est en effet l’une des trois Countach à avoir reçu une suralimentation biturbo par l’intermédiaire de Bob Wallace, ingénieur et pilote d’essai de la marque. Mais la fiabilité ne fut pas au rendez-vous et son propriétaire mécontent demande à Wallace de trouver une solution. Ainsi, ce fut un bloc de LM002 qui prit place sous le capot non sans avoir été amélioré au préalable. Vendue 392.000 € avec son V12 originel gavé par deux turbos.

IMG_9343

Une autre italienne, une Lancia Belna Eclipse par Pourtout de 1934 (châssis numéro F341349). Elle est l’une des deux Belna Pourtout survivantes ! Elle dispose du même système de toit rétractable que les Peugeot Éclipse également pensées par Pourtout et son style est bien ancré dans la mouvance art déco de l’époque. Vendue 212.800 €.

IMG_9344

L’une des pièces maîtresses de la vente est assurément cette Delahaye 135 S de 1935. Portant le numéro de série 46094, elle est l’un des seize 135 S à avoir été fabriquées. Équipées d’un six cylindres en ligne de 3557 cm3 développant environ 160 ch, ces modèles s’adjugèrent un palmarès conséquent. « 46094 » fut livré neuf à Joseph Paul qui l’engagea en compétition. Associé à Marcel Mongin, il termina notamment 2e des 24 Heures du Mans 1937 à bord cette voiture ! En 1938 et 1939, ce fut au duo Mongin/Mazaud d’engager 46094 au Mans mais ce fut l’abandon lors de ces deux éditions.

En 1949, la Delahaye fut recarrossée en coupé par Antem avant de retrouver sa configuration originale dans les années 1970 et 1980. Estimée entre 1.200.000 et 1.600.000 €, elle est restée invendue.

IMG_9348     IMG_9350     IMG_9351

Restons sur l’estrade principale avec une Alfa Romeo 6C 2500 Sport Berlinetta Touring 1939 (châssis n°915.033). Seuls 16 exemplaires de ce type auraient été produits. Cet exemplaire est surtout connu pour avoir été le cadeau du dictateur Benito Mussolini à sa maîtresse Claretta Petacci. En avril 1945, le dirigeant italien et sa compagne tentent de fuir le pays à son bord en direction du Nord. Mais ils sont reconnus avant d’être exécutés quelques jours après le début de leur fuite. L’Alfa Romeo fut alors saisie et atterrit entre les mains d’un officier américain en 1946. Estimée entre 1.900.000 et 2.400.000 €, elle est restée invendue.

IMG_9352     IMG_9353     IMG_9354     IMG_9355

Une autre Countach dans cette vente, cette fois une LP400 Periscopio de 1977 (châssis n°1120260). Cet exemplaire fut livré neuf en Australie, ce qui explique le volant à droite. Estimée entre 1.130.000 et 1.450.000 €, elle est restée invendue.

IMG_9356     IMG_9374     IMG_9373

Italienne d’exception que cette Iso Grifo A3C Stradale de 1965 (n°B.0216). Elle dispose d’une carrosserie en aluminium riveté et d’une teinte Mela Verde, identique au Verde Miura de chez Lamborghini. Sur le plan mécanique, on retrouve un V8 5.359 cm3 provenant d’une Chevrolet Corvette. Vendue 1.036.000 €.

IMG_9361

A ses côtés, voici une Porsche 911 S Ex-Usine de 1969 (châssis n°119300932). Il s’agit d’une des six 911 S préparées par l’usine pour le rallye. Elle remporta le rallye de l’Acropole 1969 aux mains de Pauli Toivonen/Martti Colari. Puis elle fut vendue au pilote français Jean-Claude Lagniez qui l’engagea au Tour de France la même année (abandon), aux 1.000 km de Paris (16e au général, 3e des deux litres), au Tour de Corse (15e). L’année suivante, elle prit part aux 24 Heures du Mans pilotée par Pierre Mauroy et René Mazzia. Malheureusement, la voiture ne couvrit pas suffisamment de distance pour espérer être classée.

En 1971, retour en terres mancelles pour Mauroy/Lagniez qui abandonnèrent sur problèmes de boite. Dernière tentative en 1972 avec Bardini/Lee Banner mais nouvel abandon, cette fois sur soucis moteur. C’est dans sa configuration du Mans 1972 que l’auto est présentée à la vente. Estimée entre 1.100.000 et 1.300.000 €, elle est restée invendue.

IMG_9362     IMG_9364

Continuons avec une Lancia Aurelia B24 Spider America de 1954 (n°B24-1055). Elle est l’un des 59 Spider America avec volant à droite d’origine et passa sa vie au Royaume-Uni. Découverte en 2009, sa carrosserie était trop abîmée pour espérer être restaurée. Une refabrication identique en aluminium prit donc place. Estimée entre 625.000 et 725.000 €, elle est restée invendue.

IMG_9365

Voici une Ferrari F40 de 1990 (châssis n°ZFFGJ348000087990) qui n’a parcouru que… 1.200 km depuis l’origine ! Elle est restée dans la même famille italienne depuis sa livraison neuve. Vendue 1.176.000 €.

IMG_9367

Les italiennes sont décidément nombreuses dans cette vente. Cette superbe Lamborghini 400 GT 2+2 de 1966 porte le numéro de série 0646. Seuls 247 exemplaires furent produits, et 0646 fut livrée neuve en Suisse. Vendue 476.000 €.

IMG_9368     IMG_9372

Elle forme un sublime duo avec cette Ferrari 250 GT/L Lusso de 1963 (#5085GT). Vendue 1.624.000 €.

IMG_9369     IMG_9370     IMG_9371

Place à une Bentley 4 1/4 Litre Sport Coupé Park Ward de 1938 (châssis n°B30MR). Elle fut exposée par le carrossier Park Ward lors du salon de Londres cette année là, et fit sensation avec sa carrosserie unique au dessin élégant. Elle fut baptisée « Honeymoon Express » (« Express pour Lune de miel ») et est une des rares 4 1/4 Litre à ne disposer que de deux places assises. Vendue 672.000 €.

IMG_9375     IMG_9376

Passons à cette Lancia Stratos HF Stradale de 1977 (numéro 829AR0 001819). Cette légende du rallye, ici en version route, affiche moins de 39.000 km et n’a eu qu’un seul propriétaire. Vendue 386.400 €.

IMG_9377     IMG_9379     IMG_9440

Autre Ferrari de la vente, la 250 GT Coupé Ellena de 1957 châssis n°0755GT. Il s’agit de la voiture exposée au salon de Chicago 1958 et est le 17e exemplaire des 50 coupés « high roof » produits. Vendue 403.200 €.

IMG_9380     IMG_9381     IMG_9382     IMG_9383     IMG_9384

Il n’y avait pas que des voitures à vendre. Enfin pas vraiment, avec cette sculpture en tubes d’acier représentant une Ferrari 248 F1 et réalisée par Terry Lawrie. Elle rend hommage à Michael Schumacher et sa dernière victoire lors du GP de Chine 2006. Estimée entre 50.000 et 70.000 €, elle est restée invendue.

IMG_9389

Retour aux véritables autos avec cette Bentley R-Type Continental Sports Saloon Franay de 1955 (châssis n°BC21D). Troisième des cinq châssis R-Type Continental carrossés par le français Franay, BC21D est le seul exemplaire avec cette carrosserie. Estimée entre 660.000 et 720.000 €, elle est restée invendue.

IMG_9393     IMG_9465

Retour aux Ferrari avec à gauche la 250 GTE de 1963 châssis n°2889GT (vendue 252.000 €) et à droite la 250 GT Coupé Pininfarina de 1958 numéro 0953GT (11e des 353 exemplaires produits, vendue 580.000 €).

IMG_9395

Ainsi que la 365 GTB/4 n°12801 de 1969. Elle fut vendue le 25 mai 1970 à Charles Jourdan par les Établissements Pozzi, qui la céda à Joseph Zagori. Ce dernier demanda à Pozzi d’effectuer des modifications style Groupe 4 (arceau, pont arrière, carburateurs, pipes d’admission, jantes, freins, etc). En 1976, elle intégra la célèbre collection de Pierre Bardinon. Vendue 705.600 €.

IMG_9396

Notons également la présence de cette 512 BBi de 1983 (châssis n°ZFFJA09B000044719) avec seulement 31.000 km au compteur. Vendue 263.200 €.

IMG_9399

Autre italienne de choix, une Lancia Flaminia Sport Zagato de 1961 (#824.00 1532). Moins de 600 exemplaires furent construits. Vendue 302.400 €.

IMG_9401     IMG_9402     IMG_9420

Restons chez Lancia avec une 037 version Stradale de 1982 (châssis n°ZLA151AR0 00000045). Propriété d’un seul homme depuis l’origine, elle ne totalise que 14.000 km (!). Vendue 336.000 €.

IMG_9403     IMG_9412

Voici la doyenne de la vente, une Voisin C3 Cabriolet Transformable Rothschild & Fils de 1925 (châssis n°1981). Notez le tissu à l’arrière qui imite la peau de tigre. Vendue 212.800 €.

IMG_9404     IMG_9405     IMG_9406     IMG_9407     IMG_9408     IMG_9419

Dernière Countach de la vente, cette fois une édition 25th Anniversary de 1989 (châssis n°ZA9C005A0KLA12902). Elle célébrait alors les 25 ans de la marque au taureau. L’exemplaire présenté ne totalise que 8.000 km depuis sa sortie d’usine. Vendue 330.400 €.

IMG_9409     IMG_9421

Ici, une Porsche 356 B Super 90 Cabriolet Reutter de 1963 (n°158081). L’un des 931 cabriolets BT6 construits en 1963, à savoir le 312e produit. Estimée entre 150.000 et 200.000 €, elle est restée invendue.

IMG_9411

Terminons par une Alpine A110 1600 S de 1973 (#18183). Vendue neuve au Portugal, elle remporta sa catégorie au rallye de Madère 1980 et termina 8ème au général. Restaurée depuis, elle a été vendue 128.800 €.

IMG_9449

Avant de partir rejoindre la porte de Versailles, nous prenons quelques détails en photos.

IMG_9423     IMG_9444     IMG_9462

Nous vous donnons rendez-vous très vite pour le reportage sur le salon Rétromobile !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *