Vente Artcurial Paris 2015

Catalogue-Artcurial-Retromobile-2015

Avant-dernier reportage de la Rétromobile’s week avec la vente Artcurial. Celle-ci est scindée en deux parties : l’une standard en commun avec le salon, l’autre plus exceptionnelle avec la dispersion de la collection Baillon dans un hall dédié.

Commençons par la première. Les prix indiqués sont tous frais compris.

Voici d’abord une Facel Vega Excellence de 1959, châssis EX1-B052. Livrée neuve à Monaco, elle fut ensuite vendue à un propriétaire parisien en 1963. Plus tard, elle fut restaurée dans les années 2000. Elle est l’une des 134 Excellence EX1 produites, et l’une des 21 à boîte mécanique d’origine. Vendue 185.600 €.

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Place à une Abarth 750 Zagato (#222623) de 1957. 17ème des 21 exemplaires de première série construits, elle sortit de l’atelier Zagato en janvier 1957 avant de participer à de multiples courses de côte italiennes jusqu’en 1960. Elle a depuis été entièrement restaurée. Vendue 160.920 €.

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Autre italienne avec une sublime Ferrari 365 GT4 BB de 1974, s/n 17955. Commandée neuve par Paddy McNally, ancien pilote britannique, elle a ensuite été exportée aux États-Unis. Avec seulement 22.230 km au compteur, elle a été vendue 482.760 €.

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Restons en Italie avec cette Lamborghini Islero S (numéro 6522) de 1969. Livrée neuve aux États-Unis, elle est équipée d’un rare toit ouvrant. Vendue 290.000 €.

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Passons à présent à la plus ancienne voiture présentée avec cette Croizemarie Type AC Voiturette de 1901 (#4245). C’est l’un des nombreux constructeurs que compte la France à la fin du XIXème siècle-début du XXème siècle, dont on estime le chiffre à environ 1300 ! Ce Type AC est équipé d’un moteur monocylindre De Dion de 500 cm3 développant 5 ch. Sa carrosserie deux places daterait de 1908, et le reste de son historique est assez flou. Il s’agirait toutefois du seul exemplaire connu. Restée invendue.

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Autre automobile d’exception, une Moretti 1200 châssis 5007. Exposée au salon de Bruxelles 1955, elle dispose d’une carrosserie spider réalisée par Michelotti. Achetée par un chirurgien de Liège, elle ne fut jamais engagée en compétition. Restée invendue.

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Parmi les modèles décalés, l’Amphicar figure en bonne place. Celle-ci date de 1964 et porte le numéro de série 106524188. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une voiture amphibie. Elle dispose d’un moteur Triumph quatre cylindres de 1147 cm3. L’exemplaire présenté fut utilisé comme véhicule de promotion en 1976 et 1977 par une agence publicitaire. Vendue 44.104 €.

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Voici une Grégoire Sport Cabriolet, châssis 1415875. Réalisée en 1958, il est incroyable de penser que c’est la deuxième que nous voyons (avec l’exemplaire rouge du salon) vu la rareté du modèle. Elle est restée dans la même famille pendant 50 ans. Vendue 113.240 €.

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Cette Alfa Romeo Montreal de 1976 porte le numéro de série 1426004. Avec seulement 45.650 km au compteur, elle a été révisée en 2013. Vendue 104.400 €.

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A quelques mètres, cette Iso Grifo 7 L de 1969 (n°7L920241). Livrée neuve à l’agent Autobecker de Düsseldorf, elle fut immatriculée pour la première fois en mai 1969. Si un moteur 327 de Corvette a été installé à un moment de sa vie, elle a depuis récupéré une mécanique conforme à l’origine au cours de sa restauration. Seuls 17 exemplaires de Grifo sept litres ont été équipés d’une boîte mécanique, dont celui-ci. Vendue 394.400 €.

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Cette élégante Talbot-Lago est une T120 Baby Cabriolet (#85147) de 1935. Elle fut achetée neuve par un médecin de Rouen. Vendue 125.280 €.

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Dans un tout autre style, cette Porsche 911 type 993 participa à la Carrera Cup allemande en 1995. Achetée l’année suivante par un collectionneur français, elle fut transformée en GT2. Outre des engagements en championnat VdeV, elle participa surtout à la course de côte de Pikes Peak en 2014 (abandon). A noter sa livrée réalisée par l’artiste français Patrick Moya.

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Présence également d’une carrosserie de Bugatti. Ce cabriolet deux places aurait équipé le Type 23 Brescia numéro 1346 à partir de 1935 pour le compte de Lucien Cantin dans l’Aisne. Aujourd’hui, 1346 dispose d’une carrosserie Brescia sport tandis que le cabriolet attend d’être restauré et remonté sur un châssis.

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Côté BMW, mentionnons cette M1 Groupe 5 (94301059). Engagée aux 24 Heures du Mans 1981 sous les couleurs du magazine VSD, elle termina 16ème aux mains du trio Cecotto/Darniche/Alliot. L’année suivante, elle se plaça en 18ème position avec Ennequin/Gabriel/Gasparetti. Restée invendue.

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Les lots s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Ici, une Alfa Romeo Giulietta SS (châssis AR 101.20.00605). Sortie d’usine le 18 mai 1961, elle fut immatriculée en Italie neuf jours plus tard. Elle se présente à la vente dans son jus puisque jamais restaurée. Vendue 81.200 €.

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Ensuite, une Alpine A110 1600 SC. Portant le numéro A1101600VD20365, elle fut exposée au salon de Paris 1974. Il s’agirait du seul exemplaire à arborer la teinte « Noir Tulipe ». Vendue 128.736 €.

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Toujours chez les françaises, une Renault 5 Turbo de 1980. Vendue 103.704 €.

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Juste derrière, un modèle unique. Cette Chrysler Imperial C23 (#6748714de 1939 fut carrossée en roadster par Pourtout. Restée invendue.

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Comme souvent dans les ventes aux enchères, les Bugatti sont légion. Voici tout d’abord un Type 44, un Coach Profilé Aérodynamique par Gangloff. Construit en novembre 1928, 44784 fut livrée neuve en janvier 1929 à l’agent Bugatti de Lyon. Vendue 333.760 €.

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Puis un exceptionnel Type 55, à savoir 55204. Commandée en février 1932 via l’agent Lamberjack de Paris, cette Bugatti fut livrée un mois plus tard avec une carrosserie cabriolet signée Vanvooren. En 1946, elle fut rachetée par Pierre Daligand, qui l’engagea en compétition avec notamment une victoire au premier Lyon-Charbonnières en 1947 à la clé. A compter de 1965, elle entra dans la réputée collection de Pierre Bardinon. Vendue 1.150.000 €.

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Ensuite, le Type 43 numéro 43171. Ce modèle Grand Sport eut comme premier propriétaire en 1928 ni plus ni moins que Malcolm Campbell qui l’engagea au Tourist Trophy cette année là. Malheureusement, il dut abandonner suite à un début d’incendie. Restée invendue.

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Enfin, un Type 40 Grand Sport (40681). Livré à Londres en 1928, cet exemplaire passa une bonne partie de sa vie au Royaume-Uni. En 1952, il passa entre les mains de Richard Chas Windsor qui l’équipa d’un moteur de MG type QPHG. Nouveau changement de propriétaire en 1984 et la Bugatti en profita pour récupérer sa mécanique d’origine (numéro 342). Restée invendue.

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L’un des lots importants de la vente était cette Mercedes-Benz 540K (châssis 169394). Équipée d’une carrosserie cabriolet à sa sortie d’usine en 1938, celle-ci fut toutefois détruite pendant la Seconde Guerre Mondiale suite à des bombardements. A partir de 2004, elle fut restaurée et équipée d’une carrosserie Spezial Roadster très élégante selon les plans d’époque. Elle intégra la collection Rosso Bianco en 2006. Restée invendue.

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Coup de cœur pour cette Bizzarrini 5300 GT Strada (s/n 1A30301) peinte dans une exotique teinte orange. Livrée neuve en mai 1968, elle fut présentée au concours d’élégance du Touquet deux mois plus tard. Elle passa toute sa vie en France et appartenait au même propriétaire depuis 1970 qui a parcouru près de 85.000 km à son volant. Vendue 1.244.400 €.

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Encore une italienne, cette fois une Fiat Dino Coupé 2000 de 1968 (n°135AC0002476). Elle aussi a passé toute sa vie en France. Vendue 58.000 €.

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La suivante est une Maserati Ghibli Spyder 4.9 L de 1972. Elle a été retirée de la vente.

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Passons à un imposant Lamborghini LM002 (numéro ZA9L00000YLA12114) de 1988. Vendue 143.040 €.

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Deux Jaguar XJ220 étaient en vente. Respectivement les numéros 26 (vendue 257.520 € avec 11.000 km au compteur) et 27 (vendue 290.000 € et 813 km d’origine) de la série.

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Encore une rareté avec cette Cord 812 SC Sedan de 1937 (numéro 31959 S). Elle aurait passé toute sa vie en Californie. Restée invendue.

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Sa voisine est une Maserati Indy 4200 de 1969 (#AM116086). On sait peu de choses à son propos si ce n’est qu’il s’agit d’une sortie de grange (ou plutôt, d’une sortie de jardin). Vendue 33.376 €.

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Plus moderne, une Aston Martin DB7 Zagato (SCFAE22363K700009) de 2002 avec seulement 1.555 km au compteur. Vendue 274.160 €.

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Cette Porsche 356 B Cabriolet Super 1600 (n°154.686) est un peu particulière. En effet, elle fut livrée en 1961 à la gendarmerie de Eisenstadt en Autriche qui l’utilisa jusqu’en 1971. Restée invendue.

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Enfin, terminons par cette Facel Vega FV3B (#58-357). Elle fut achetée neuve par Maurice Trintignant en 1958. Il s’agit de plus de la dernière FV3B produite et du seul exemplaire avec joncs inox en bout d’ailes avant. Vendue 197.200 €.

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Sortons du hall et passons à la seconde partie de la vente, exposée dans un bâtiment dédié, qui rassemble la collection Baillon.

Revenons sur son histoire. Roger Baillon était un entrepreneur niortais passionné de mécanique depuis l’enfance. A la sortie de la Seconde Guerre Mondiale, il se lança dans la récupération des (nombreux) véhicules abandonnés qu’il restaura et notamment des camions. Mais il s’essaya également à la carrosserie, en réalisant plusieurs véhicules dont deux exposés au salon de Paris 1947 : une Talbot-Lago T120 et « l’Oiseau Bleu », sur base Simca 8.
Dans les années 1960, l’entreprise Baillon continua de gagner en importance et son patron se diversifia puisqu’une branche transport fut créée. Les camions Transports R.Baillon sillonnaient toute la France et d’importants partenariats furent décidés, dont l’un avec une usine de produits chimiques à Melle dans les Deux-Sèvres.

Sur le plan personnel, Roger Baillon arpentait également les casses avec son fils Jacques à la recherche de voitures françaises de luxe afin de les récupérer. C’est ainsi que les Baillon mirent la main sur des Bugatti, des Talbot ou encore des Delahaye pour une bouchée de pain.
Mais la société perdit son client principal, l’usine de Melle, mettant alors à mal les finances. Et en 1978, la famille mit la clé sous la porte après un important contrôle fiscal. Roger Baillon fut alors contraint à se débarrasser d’une partie de ses voitures. Deux ventes aux enchères furent organisées : une soixantaine d’autos furent vendus en 1979, et une trentaine en 1985. Un coup d’arrêt pour Baillon, qui espérait depuis toutes ces années ouvrir son musée. S’il lui reste encore près d’une centaine de voitures d’importance, l’envie n’y est plus.

La collection tomba petit à petit dans l’oubli. Surtout après le décès de Roger il y a une quinzaine d’années. Mais la mort de son fils Jacques en 2013 la remit sous les feux de la rampe lorsque les héritiers contactèrent Artcurial pour s’emparer des autos. Et c’est ainsi que fin 2014, la maison d’enchères annonçait la grande nouvelle : l’incroyable collection était retrouvée et sera mise en vente lors de Rétromobile.
Environ 60 véhicules devaient donc passer sous le marteau du commissaire-priseur. Artcurial avait choisi un hall pour tous les exposer dans une ambiance assez particulière puisque la lumière y était très faible. Si ce choix était formidable pour les yeux, il l’était moins pour les photos surtout en ayant oublié son trépied !

Commençons dans le vif du sujet par cette Berliet VRC 12 HP limousine de 1930 (#22615). Sa carrosserie fut réalisée par les ateliers Panel de Courbevoie en s’inspirant du travail de Weymann à savoir une ossature en bois avec un matériau souple comme du cuir tendu dessus. Vendue 23.840 €.

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Non loin, une Singer 1500 Roadster (châssis L4AD 3114 X). Vendue 10.440 €.

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Entre les deux, une Citroën 5 HP Trèfle de 1924 (numéro 36091). Presque complète, elle est une bonne base pour une restauration éventuelle. Vendue 23.840 €.

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Voici un autre modèle d’entre-deux-guerres, à savoir une Delaunay-Belleville Type VL8 Limousine de 1932 (s/n 60017). Elle appartenait à Serge Pozzoli avant d’être achetée par Baillon en 1967. Vendue 50.064 €.

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Premier lot d’importance, cette Talbot-Lago T26 GS SWB (n°110109). Réalisée en 1949 par Saoutchik, il s’agit d’un exemplaire exceptionnel qui fut notamment exposé aux salons de Genève en 1950 et de Londres en 1951. Seuls six châssis reçurent une carrosserie Saoutchik de ce type, un coupé fastback. Malheureusement, ce chef-d’oeuvre ne trouva jamais preneur avant son achat dans les années 1960 par Baillon. Malgré son état catastrophique comme vous pouvez le voir, Artcurial est parvenu à la vendre… 1.702.000 €.

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Voilà à présent une rare Innocenti S Cabriolet (châssis n°S32/2*0300998) dont la ligne était signée Ghia. Vendue 17.880 €.

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Autre pièce majeure, cette Maserati A6G 2000 Gran Sport Berlinetta (2140). Elle est l’un des quatre exemplaires réalisés par Frua et fut livrée neuve en France. Elle fut également exposée au salon de Paris 1956. C’est en 1959 que Roger Baillon en fit l’acquisition. Vendue 1.962.400 €.

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Deuxième Facel Vega Excellence proposée à la vente par Artcurial, châssis numéro EX1-B086. Livrée neuve en février 1960 à Helen Kirby de Bagration, fille d’aristocrates russes, elle fut vendue fin 1964 à Baillon. Vendue 139.200 €.

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Une autre françaises, une Delahaye 235 Coach Chapron de 1952 (#818070). Elle fut achetée en 1963 par Baillon. Vendue 67.280 €.

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Troisième voiture d’importance, cette Ferrari 250 California SWB numéro 2935GT. Assemblée en septembre 1961, elle fut exposée au salon de Paris le mois suivant. C’est l’acteur Gérard Blain qui en fut son premier propriétaire avant de la vendre en 1963 à Alain Delon. Ce dernier s’en sépara en 1965 puis elle entra dans la collection Baillon en 1971. Cette California est exceptionnelle à plus d’un titre : non seulement la voiture du salon de Paris 1961 était pensée perdue, mais elle est en plus dans son état d’origine. Elle fut retrouvée dans le même garage que la Maserati A6G, le coffre enfoncé par des magazines posés dessus depuis des années. Vendue 16.288.000 €.

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Cette Delahaye 135 M (numéro de série 800745) est elle aussi incroyable. C’est l’un des six cabriolets réalisés par Faget & Varnet, et seulement le troisième exemplaire survivant connu. Exposée au salon de Paris 1948, elle est la seule des trois à disposer d’une calandre à rostre. Vendue 429.120 €.

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Autre Delahaye 235 Coach Chapron, voici 818080. Vendue 119.200 €.

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Et une troisième, châssis 818018. Il s’agit de l’un des huit exemplaires Grand Luxe. Baillon l’acheta en 1964 contre 400 francs. Vendue 107.280 €.

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Côté Delage, voici une D8 15 S (numéro 39089). C’est un rare coach signé par Autobineau sur un dessin de Letourneur & Marchand. Vendue 125.160 €.

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Après le coupé SWB précédemment, une autre réalisation de Saoutchik sur base de Talbot-Lago. Ce cabriolet T26 Record (s/n 100272) est un modèle unique que l’on croyait également perdu. Saoutchik raconta s’être inspiré de l’Hispano-Suiza Xenia, notamment dans la partie avant. 100272 fut vendue neuve à Salah Bey Orabi du Caire et à sa femme, la princesse Nevine Abbas Halim. Baillon acheta la voiture en 1952 peu de temps après le renversement du Roi Farouk en Égypte. Vendue 745.000 €.

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Autre rareté (mais dans un tout autre style), cette Amilcar C8 Berline de 1930. Baillon s’en porta acquéreur en 1967 auprès de Serge Pozzoli. A noter que son moteur est un huit cylindres en ligne de deux litres. Vendue 30.160 €.

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Également présente, une Voisin C7 de 1925 (châssis n°15294). Sa carrosserie berline fut réalisée par Louis Gallé. On sait très peu de choses à son sujet mais c’est immanquablement un modèle d’exception. Vendue 73.904 €.

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Ainsi qu’une C3 de 1923 (n°1100). Ou tout du moins, son châssis puisqu’elle est dépourvue de carrosserie. Vendue 52.448 €.

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Passons à ce torpédo Barré équipé d’un quatre-cylindres Ballot type B5 n°A939. Vendue 19.072 €.

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Voici une Berliet VIGB 10 HP (numéro 13359) à carrosserie landaulet. Construite vers 1926-1927, elle était vraisemblablement utilisée comme taxi. Vendue 23.840 €.

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Il serait dommage d’oublier la Bugatti de la vente, à savoir un Type 57 n°57579. Le châssis fut réalisé en août 1937 avant d’être envoyé le mois suivant chez Gangloff pour y être carrossé en berline quatre portes. En mars 1938, 57579 fut vendue via l’agent Moreau dans l’Aube. Dans les années 1950, elle voit sa carrosserie de berline remplacée par celle de 57659, à savoir un coach Ventoux. C’est finalement en 1964 que Baillon la récupère. Vendue 298.000 €.

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Troisième et dernière Talbot T26 par Saoutchik, voici 100239. C’est encore un modèle unique, un coupé fastback dont on sait peu de choses à tel point qu’il était jusqu’alors inconnu ! Vendue 417.200 €.

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Cette Delahaye 135 est le coach Chapron numéro 801250 (d’après la plaque constructeur en tout cas, ou 801350 d’après les archives du carrossier) de 1948. Elle fut achetée en 1964 par Chapron. Vendue 79.864 €.

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Terminons ce tour d’horizon par cette Talbot-Lago T26 Record, un coach surprofilé Chapron de 1948 (102008). Vendue 85.824 €.

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C’est ainsi que se conclut notre article sur la vente Artcurial. Le sentiment qui domine est celui d’avoir été chanceux, chanceux d’avoir pu assister à pareil spectacle. C’est certainement la seule fois que nous aurons l’occasion de voir une telle collection réunie…

Toutefois, difficile d’imaginer l’avenir des voitures vendues. S’il est évident que nous souhaitons aux nouveaux propriétaires de laisser les véhicules dans cet état, ou tout du moins, en grande partie dans leur « jus », il est fort à parier que beaucoup vont engager des sommes astronomiques pour les reconstruire (c’est le mot juste) et ainsi faire disparaître les traces d’un passé riche en histoire(s).

Attendons les prochaines années pour juger et revoir certains d’entre eux !

Nous tenons à remercier Artcurial d’avoir accepté notre demande de reportage. 

Rendez-vous dans le prochain article pour découvrir la vente Bonhams au Grand Palais !

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