Top Marques Monaco 2012

Evènement important de la principauté monégasque, le Top Marques Monaco a, pour sa 9ème édition, été une nouvelle fois un franc succès au vu du nombre de visiteurs et de touristes de tous horizons sous un temps estival en cette fin du mois d’avril. Nous nous y sommes rendus le samedi 21 avril entre amis et nous n’avons pas été déçus, par les voitures à l’extérieur et dans la rue tout du moins.

En effet, à l’intérieur du Forum Grimaldi, malgré la présence des nouvelles supercars et autres sportives (Pagani Huayra, McLaren MP4…), une tendance à la modification « osée » des véhicules survient ces dernières années, à travers de nombreux préparateurs (Hamann, Merdad …) amenant leurs créations au physique plutôt difficile. C’est pourquoi nous ne nous sommes pas éternisés à l’intérieur, préférant rester sur l’avenue Princesse Grace à profiter des passages des voitures de test devant le Forum et autres supercars de riches visiteurs dans les rues de la principauté, mais aussi du beau temps qui était de la partie.

Débutons donc par l’intérieur du salon avec une GTA Spano, d’un jaune peu discret. Cette supercar espagnole est équipée d’un V10 de Viper compressé cubant 8.3 L et installé en position centrale arrière. Équipée d’une boîte séquentielle à 7 rapports et pesant 1350 Kg, elle serait capable de 350 Km/h et d’abattre le 0 à 100 en moins de 3 secondes ! Esthétiquement parlant, elle se veut radicale et agressive à souhait avec ses nombreuses entrées d’air, son diffuseur arrière et son 1.18 m de haut. On aime ou on n’aime pas, mais elle ne laisse en tout cas pas indifférent.

 

Changement d’ambiance chez Koenigsegg avec l’exposition d’une Agera R dans un noir mat du plus bel effet. Voulue par Christian von Koenigsegg pour concurrencer la Bugatti Veyron et plus particulièrement la version Super Sport de 1200 ch capable de 430 Km/h en vitesse de pointe, elle embarque un V8 bi-turbo 5.0 de 1115 ch et fort d’un couple démentiel de 1200 Nm ! Ainsi mue, elle battrait le record de vitesse de pointe pour une voiture de série auparavant détenu par la fameuse Veyron en atteignant 440 Km/h : sommes-nous encore sur Terre ?

En parlant de Veyron, en voici une, ici dans une édition limitée dénommée Pur Sang. Produite à cinq exemplaires seulement, elle se distingue par sa carrosserie en aluminium et dévoilant sa fibre de carbone. Techniquement, rien ne change par rapport à la version de base (si l’on peut dire ainsi !), elle conserve le W16 à quatre turbos développant 1001 ch. Celle présentée est la première produite sur les cinq construites.

Retour sur la firme suédoise Koenigsegg avec une CCXR Edition. Alors que la Veyron Pur Sang nous montre son alu, la jolie nordique est entièrement en fibre de carbone non peinte. Elle repose sur des roues forgées ultra-légères en aluminium poli et se démarque de la CCXR traditionnelle par son aileron arrière, une lame avant et des petits déflecteurs aérodynamiques sur le pare-chocs avant. Le V8 4.8 à deux compresseurs développe la modique puissance de 1018 ch et gratifie son chanceux propriétaire d’accélérations impressionnantes. Le modèle exposé est le numéro 6, soit la dernière CCXR Edition produite puisque limitée à six exemplaires.

Passons à Topcar, préparateur russe réputé pour ses bolides démoniaques, aussi bien en terme de mécanique que d’esthétique. Baptisée Stingray GTR, cette nouvelle version de la Panamera se dote d’un kit carrosserie complet et peu discret comprenant des ailes élargies,  des entrées d’air un peu partout, des pare-chocs avant et arrière modifiés tout comme le capot, et la poupe se voit équipée d’un aileron. Au menu également : des jantes ADV1 Wheels et une préparation mécanique (V8 4.8 bi-turbo Stage 1 de 600 ch ou Stage 2 de 700 ch !). Si le coeur vous en dit, il faudra débourser plus de 40 000 €, à ajouter bien sûr au modèle d’origine !

Après la Russie, voici la Slovénie avec Tushek, petite firme construisant leurs voitures à la main, de manière artisanale. Leur nouveau modèle, la Renovatio T500, ne déroge pas à la règle et emprunte son moteur à l’Audi RS4. Le V8 4.2 à l’arrière promet 450 ch et une vitesse de pointe de 310 Km/H. On ne se prononce pas pour le style, à vous de juger …

Plus conventionnelle, la Fisker Karma continue son petit bonhomme de chemin. Entrée en production, voilà que son réseau de distribution se développe à travers le monde et, ainsi, cinq distributeurs ont été agrégés en France. Rappelons que ce véhicule hybride est produit par Fisker Automotive, firme américaine, et développe près de 400 ch grâce à son moteur à explosion de 260 ch aidé de petits moteurs électriques. Notez le toit solaire permettant la recharge des batteries Lithium.

Chez Pagani, on pouvait découvrir une Huayra blanche. Remplaçante de la Zonda, véritable succès commercial aux multiples séries limitées, la Huayra a la lourde tâche de la remplacer. Elle s’en différencie en passant d’un moteur AMG atmosphérique à un nouveau propulseur assorti d’une paire de turbos mais toujours développé par AMG : le V12 6.0 développe 700 ch. Toujours fabriquée à la main et soignant les détails, elle opte pour un châssis en carbone et en titane, offrant de la rigidité et constituant un gain de poids non négligeable. L’aérodynamique a été travaillée par les ingénieurs de Horacio Pagani : exit l’aileron arrière et bienvenue aux éléments mobiles (deux à l’avant, deux à l’arrière) qui garantissent à la fois un appui à haute vitesse et aide le freinage en se relevant, formant ainsi un aérofrein. Les performances sont toujours au rendez-vous.

Il est temps de sortir du salon. Le temps est toujours au beau fixe et le soleil luit sur les carrosseries. Une Noble M600 surgit, dans une livrée orange peu discrète. La belle anglaise ne fait pas dans le détail et ses performances sont de premier ordre : au choix, le client peut opter pour plusieurs versions du V8 4.4, à savoir de 450 à 650 ch ! Peu connue hors de ses frontières anglaises, elle a pourtant fait tourner les têtes ce jour-là !

Nous descendons vers l’épingle, bien connue du circuit de Formule 1. Peu avant d’y arriver, nous tombons sur une Lamborghini Gallardo LP560-4 Spyder blanche.

Après un petit tour dans la ville, retour sur l’Avenue Princesse Grace. Là, nous découvrons une seconde GTA Spano, d’un gris plus discret que le jaune du modèle exposé à l’intérieur du salon.

     

On remonte un peu, et c’est alors qu’un bruit rauque de V8 déboule. Il s’agit d’une SLS Roadster, revue et corrigée par Hamann et appelée Hawk Roadster. On ne peut la manquer dans son rouge vif et sa sonorité typique avec un échappement modifié et une puissance passant de 571 à 636 ch. Extérieurement, impossible de la confondre avec le modèle originel tant les rectifications apportées par le préparateur allemand sont importantes.

Revoilà la Gallardo, l’occasion de prendre une photo de haut pour changer.

La Noble fait de même et s’insère dans le trafic comme si de rien n’était. Il est temps de tenter quelque chose au niveau du cadrage, avec ces feux formant comme des yeux.

Une de nos grosses « claques » du weekend : plusieurs Alfa Romeo 8C Competizione circulent dans Monaco, dont celle-ci en tant que voiture de démonstration. Le coupé italien, produit à 500 exemplaires, est équipé d’un sonore V8 4.7 L développant la puissance respectable de 450 ch. Quelle poupe !

Préparateur germano-suisse, Mansory n’est pas réputé pour l’esthétique de ses créations. En effet, la firme offre bien souvent des carrosseries surchargées, avec des éléments en carbone trop nombreux, à des sportives ou des supercars qui n’en ont pas besoin. Citons par exemple la Cormeum sur base de Mercedes SLS au museau allongé et entièrement en carbone, la Cyrus sur base d’Aston Martin … En s’attaquant à une référence italienne telle que la Ferrari 599 GTB, on aurait pu craindre le pire mais finalement, la copie est presque sobre en regard des autres modèles. La Mansory Stallone (c’est son nom) voit sa puissance augmentée de 620 à 720 ch grâce à un compresseur. Sa carrosserie change radicalement et l’on peut notamment remarquer un bouclier avant et des flancs retravaillés pour une meilleure aérodynamique. L’échappement évolue et devient central et carré et le toit reçoit une entrée d’air. La liste des modifications est longue, nous vous laissons le soin de la détailler pour la comparer avec la 599 originale.

     

La Hamann Hawk et la GTA Spano grise repassent devant nous.

     

Une Lamborghini Aventador noire sert également de voiture de test. Dans une livrée noire, elle arpente les rues monégasques. Son V12 6.5 de 700 ch ne doit pas lui poser de soucis pour gravir les rues pentues de la principauté ! La presse est unanime à son sujet, elle est bestiale et les performances sont bien là. Avec son physique dérivé de la Reventon, elle ne fait pas dans la dentelle.

Monaco n’est pas toujours le temple du bon goût, à l’image de cette Veyron modifiée par Gemballa. A but promotionnel, il est d’autant plus dommage d’avoir « massacré » (tout est relatif, puisque ce n’est qu’un wrap) une des quinze Veyron Sang Noir, version plutôt flatteuse à la française dans sa teinte noire et son intérieur orange. Ici, place à un bleu électrique et des éclairs du plus mauvais goût ….

Le jour commence à tomber, peut-être de fatigue comme la mécanique de la Mansory Stallone. Heureusement pour elle, des passants aident en la poussant, pouvant ainsi se garer sans gêner.

     

L’édition 2012 du Top Marques Monaco nous a permis de passer une bonne journée. Néanmoins, si les véhicules à l’extérieur étaient de qualité, on peut regretter le déclin de l’exposition intérieure, tombant peu à peu dans le mauvais goût …

Nous tenons à remercier l’équipe du Top Marques de nous avoir accrédités pour la circonstance.

Les photos des voitures de visiteurs et autres touristes, nombreuses et relevant en quelque sorte le niveau, seront prochainement disponibles dans la section « Spotting » : n’hésitez pas à y jeter un coup d’oeil !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *