Rétromobile 2015

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Après la vente RM Auctions, nous nous dirigeons vers la porte de Versailles pour visiter le salon Rétromobile. Cette année faisait figure de nouveauté pour nous : c’est la première fois que nous avons pu entrer la veille de la journée presse, pendant l’installation des stands ! Ne vous étonnez donc pas si vous voyez des cartons ou autres emballages derrière les véhicules présentés.

Nous montrons patte blanche à l’entrée et pénétrons à l’intérieur dans les halls. Nous attendions beaucoup de Rétromobile 2015 puisque le salon célébrait sa 40ème édition. Et nous n’avons pas été déçus. Il suffit de voir l’exposition dédiée aux Bugatti Royale pour s’en convaincre !

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Revenons sur son histoire. On le sait, Ettore Bugatti fourmillait d’idées. L’une d’elles dans les années 1920 consistait ni plus ni moins à construire des voitures exceptionnelles que les grands de ce monde s’arracheraient et notamment les têtes couronnées. C’est ainsi qu’est née la « Royale » ou Type 41 selon les dénominations du constructeur alsacien. Malheureusement pour la société, les monarchies disparaissent petit à petit et emmènent le rêve d’Ettore avec elles… Ce ne sont finalement que six exemplaires qui furent assemblés.

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Le Type 41 fait immanquablement dans la démesure. Mécaniquement, le choix s’est porté sur un (énorme) moteur 8 cylindres en ligne d’une cylindrée de… 12.763 cm3 ! Avec une puissance annoncée par Ettore de 300 ch (en réalité, plutôt 200) et un couple camionnesque, on disait les Royale capables de filer à près de 200 km/h. Démesure également au niveau de ses dimensions puisque lourdes de près de 3 tonnes et longues de plus de six mètres…

En 1926 apparaît le premier exemplaire (châssis n°41100) qui faisait office de prototype. Il était équipé d’une longue carrosserie Torpédo, en provenance d’une Packard. L’année suivante, place à une carrosserie Coupé Fiacre puis à une berline Fiacre quatre portes en 1928. En 1929, nouveau changement avec une élégante carrosserie deux portes signée Weymann.
Malheureusement, Ettore s’endormit un jour à son volant et l’auto est totalement détruite… Il se mit alors en tête de la faire reconstruire entièrement tout en conservant le numéro de châssis mais opte cette fois pour un style coupé de Ville. C’est cette carrosserie qu’elle porte toujours aujourd’hui, baptisée coupé Napoléon et dessinée par le fils d’Ettore, Jean.

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La deuxième Royale construite porte le numéro de châssis 41111. Elle fut assemblée en 1932 pour le magnat de l’habillement Armand Esders qui souhaitait un opulent roadster. A noter une particularité : 41111 ne disposait pas de phares puisque son propriétaire ne souhaitait en aucun cas rouler de nuit ! C’est une nouvelle Jean Bugatti qui dessina cette carrosserie, certainement l’une de ses plus belles créations.

Mais en 1939, l’auto troqua ce chef-d’oeuvre contre une carrosserie coupé de Ville par Binder très largement inspirée de celle de 41100.

Toutefois, dans les années 1980, le renommé Fritz Schlumpf se mit en tête de recréer le roadster Esders. Rien que ça ! Après des années d’un chantier titanesque qui fit appel à divers corps de métiers (tôliers formeurs, menuisiers, …), la voiture fut prête en 1990 et se veut fidèle à l’originale jusqu’à l’absence de phares.

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Après une troisième Royale construite, à savoir 41121, c’est au tour de 41131 de sortir de Molsheim. Commandée par le capitaine anglais Cuthbert Foster, elle est achevée en juin 1933 équipée d’une carrosserie limousine réalisée par Park Ward. C’est certainement la plus « classique » des Royale, dans un style sobre.

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Deux autres Type 41 suivirent la Park Ward, à savoir 41141 et 41150 qui sont respectivement un coach Kellner et une berline de voyage.

En tout cas, Rétromobile a réussi un tour de force avec ces trois Royale dont deux authentiques !

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Nous quittons le stand et commençons à arpenter les allées. Ici, une Delahaye 175 S Cabriolet Chapron (châssis n°815014) qui fut exposée au salon de Paris 1948 et que nous avions déjà vue à Epoqu’Auto 2014.

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Changement de style avec ce char Tigre II de 1944, baptisé « Tigre Royal ». Développant 700 ch, il était capable d’atteindre les 40 km/h malgré son poids de 70 tonnes (!) en raison de son blindage important. Il fut largement utilisé par l’armée allemande notamment sur le front est ainsi qu’en Normandie en 1944.

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Place au marchand Edward Lovett, avec un très beau stand. Voici une Ferrari Enzo (#135562), une 250 GT Lusso de 1963 (#4437GT) ainsi qu’une Porsche 911 Carrera RS 2.7.

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Quelques mètres plus loin, nous tombons sur cette Porsche 917 LH pour l’instant protégée derrière un ruban. Il s’agit du châssis n°045 qui fut engagé aux 24 Heures du Mans 1971 aux mains du duo Bell/Siffert aux couleurs Gulf mais il ne termina pas l’épreuve. Elle arbore aujourd’hui la livrée Martini du châssis 042, qui participa également au Mans 1971 avec Larrousse et Elford (abandon).

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Passons au stand Peugeot. D’abord, une 205 Turbo 16 Evolution 1.

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Puis une sublime 401 D unique. Elle fut réalisée en 1935 par le carrossier Henri Crouzier pour la célèbre chanteuse Mistinguett.

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Ainsi qu’une 402 Limousine de 1935.

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Du côté de Renault, les bâches sont encore de mise.

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L’Amicale Facel Vega avait amené une Facel II de 1964, châssis n°HK2-B174.

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Et un master en bois à partir duquel fut réalisé le prototype en tôle des Facel II.

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Le salon rendait hommage à l’ingénieur Jean-Albert Grégoire, qui a notamment fortement contribué au développement de la traction sur les véhicules. D’où le nom de la marque Tracta fondée en 1927, et représentée ici par une Type E de 1930 à moteur six cylindres en ligne. Sa carrosserie cabriolet est signée Chapron.

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A partir de 1940, Grégoire étudie un tout nouveau véhicule à la demande de la Compagnie Générale Électrique et du fabricant de batteries Tudor. C’est ainsi qu’est née la CGE Tudor, entièrement en aluminium et dotée de 16 batteries qui lui permettent une autonomie d’environ 100 km. Elle était capable d’atteindre 55 km/h et seuls trois exemplaires auraient survécu.

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Autre projet pour Grégoire dans les années 1950, associé à la Société de Construction et d’Équipement Mécanique pour l’Aviation. Construite en 1952, la Socema-Grégoire est une voiture mue par une turbine Cematurbo développant 100 ch à 25.000 tr/min. Question transmission, le choix s’est porté sur une boîte électromagnétique Cotal à 4 rapports. Comme pour la Tudor, Grégoire se fait aider par Hotchkiss pour la carrosserie. Ultra-légère puisque réalisée en Alpax, elle est également aérodynamique. Résultat : un Cx de 0.19, idéal pour battre un record de vitesse ! Malheureusement, l’auto ne fut jamais engagée dans une tentative de record et se limita à des expositions statiques…

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Terminons par la Grégoire Sport. En 1955, le prolifique Grégoire lance l’élaboration d’une voiture de sport à transmission aux roues avant. Il choisit un quatre cylindres à plat Hotchkiss gonflé par un compresseur Constantin produisant 125 ch. Si la production de la carrosserie fut confiée à Chapron, c’est le styliste Carlo Delaisse qui la dessina. Mais son prix de vente exorbitant limita sa production, seuls un coupé et trois (ou quatre) cabriolets furent en effet assemblés.

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Mercedes avait comme d’habitude apporté de superbes modèles, le tout sur un stand très esthétique. Commençons par cette 300 SL/W194 de 1952, la plus ancienne connue (châssis n°194.010.00002/52).

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Le prototype C111-II de 1970.

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La 540K Streamliner de 1938 qui devait être engagée dans la course Berlin-Rome finalement annulée. Elle a été totalement reconstruite par Mercedes avec fidélité.

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Et enfin, la dernière née de la marque : l’AMG-GT. Elle a été pensée pour venir empiéter sur le terrain de Porsche.

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Difficile de savoir où donner de la tête chez Fiskens, comme chaque année. Voici tout d’abord une Bentley R-Type Continental de 1952. Portant le numéro BC7A, il s’agit de l’auto exposée au salon de Londres cette année là.

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Juste à côté, l’Aston Martin DB4 GT n°0137/GT de 1960. Elle fut engagée en compétition à partir de 1966.

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Et une DBR9 de 2007, châssis n°10. Elle remporta la catégorie GT1 lors des 24 Heures du Mans 2007.

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Autre modèle de choix, une Porsche 550 A Spyder (châssis 0145). Son historique en compétition pendant la saison 1958 est conséquent, jugez plutôt : victoire de catégorie aux 1000 km du Nürburgring, 5e aux 24 Heures du Mans, 8e au Tourist Trophy…

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Les italiennes ne sont pas en reste avec cette Maserati 8 CM de 1934 (#3009). Elle fut commandée neuve pour le pilote Benoit Falchetto.

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Place ensuite à un monstre, à savoir la Delage Béquet de 1924. Née 2LCV et après un Grand Prix de Tours marqué par un abandon, la voiture est modifiée par l’aviateur Maurice Béquet qui installe un V8 Hispano-Suiza de 11 litres provenant d’un avion. Une boîte de vitesses est construite pour l’occasion afin d’encaisser la puissance. En 1926, la voiture termina 3ème du Grand Prix de la Baule.

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Cette Ferrari est la 212 Export numéro 0102E de 1951. Livrée neuve en configuration Barchetta Touring, elle fut par la suite modifiée en Spyder Burano à l’occasion du tournage du film « The Racers ». C’est sous cette forme et pour le film qu’elle participa à la Mille Miglia en 1954, avec le numéro 555 qu’elle porte aujourd’hui.

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Juste à côté, une Porsche 911 un peu particulière. Il s’agit de l’une des RSR 3.0 baptisées « Mary Stuart » en raison de son aileron arrière spécifique qui rappelle une collerette. Portant le châssis n°911.360.0686, elle termina notamment 4ème des 24 Heures du Mans 1973 sous les couleurs Martini.

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Sa voisine est également une rareté. C’est une Pegaso Z-102 à carrosserie Berlinetta Touring de 1954, châssis 0102.150.0156. Inutile de parler de cette marque pour le moment puisque Rétromobile avait mis en place un plateau conséquent du constructeur espagnol comme vous le verrez plus tard.

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Décidément, le stand Fiskens regorge de merveilles. Voici la Ferrari 250 California LWB 1011GT de 1958. Elle fut livrée aux États-Unis où elle passa une bonne partie de sa vie, avant de venir en Europe au début des années 1990 où elle fut totalement restaurée.

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Autre auto sur le podium central, cette Bugatti Type 54 de 1931 (#54201). Engagée en septembre 1931 au Grand Prix de Monza, elle termina 3ème avec le grand Achille Varzi au volant. L’année suivante, elle fut vendue au pilote tchèque Georg Christian Lobkowicz. Malheureusement, il perdit la vie au Grand Prix de l’Avus à bord de 54201. La voiture fut alors transformée en roadster par Uhlik. Dans les années 1970, une carrosserie Grand Prix fut construite par Crosthwaite & Gardiner puis par Rod Jolley dans les années 2000.

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Enfin, voici une Aston Martin 1.5 L Short Chassis Le Mans 1933, numéro F3/274/S. Elle fut activement engagée en compétition des années 1930 aux années 1950 dans diverses courses au Royaume-Uni.

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Passons à l’autre exposition majeure de ce Rétromobile, la collection Lopresto. Architecte et designer, Corrado Lopresto s’est attaché pendant plusieurs années à réunir des modèles italiens rares voire pour la plupart uniques. Le salon a réussi le tour de force de réunir 12 de ses voitures ! Commençons par cette Alfa Romeo 6C 1750 GS de 1931, châssis 10814331. Portant à l’origine une carrosserie Zagato, elle fut achetée en 1938 par Giuseppe Aprile qui créa celle qu’elle porte toujours d’après un dessin du comte Revelli de Beaumont.

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Juste derrière, une autre Alfa 6C mais cette fois en version 2500 SS (915.516) de 1942. Réalisée par Bertone toujours sur un dessin de Beaumont, il s’agit d’un exemplaire unique.

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Avant de passer à la voiture puissante, nous rencontrons Nicolas. L’occasion de discuter brièvement et de faire (enfin) connaissance IRL.
Revenons à nous moutons. Voici une Lancia Florida de 1955, châssis B56.10006. Ce prototype fut construit en quatre exemplaires par Pininfarina : un en version deux portes, les autres en version quatre portes. Celui de Corrado Lopresto est la seule berline avec volant à gauche. A noter qu’elle préfigure la Lancia Flaminia.

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A côté, une OSCA 1600 GT de 1961 fabriquée à deux exemplaires par Touring d’après la technique Superleggera. Nous avions déjà vue 0019 à Avignon en 2014, voici à présent 0014.

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Autre Alfa Romeo, la 2000 Praho Touring (châssis n°AR10205-00001) de 1960. Ce modèle unique réalisé sur la base d’un 2000 Sprint a été dessiné par Bianchi Anderloni, inspiré des bateaux thaïlandais dénommés praho. Notez la console centrale à l’intérieur, très moderne.

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Sa voisine est une 6C 2500 SS Pininfarina de 1949, châssis 915.769. Elle servit de modèle aux Lancia Aurelia B20, notamment la poupe.

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Autre style avec l’Autobianchi A112 réalisée par Pininfarina en 1973. Baptisée « Giovani » puisque visant une clientèle jeune, c’était la vision du carrossier italien mêlant lignes simples et construction économique.

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Retour chez Alfa Romeo avec cette Giulia Spider Prototipo de 1963.

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Et cette Giulietta Spider de 1955 (#1495.004). Dessinée par Franco Scaglione pour le compte de Bertone, c’est finalement la réalisation de Pininfarina qui fut choisie pour une production en série pour une question de coûts.

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Également présente, cette Lancia Flaminia Speciale (châssis n°826.138.001167). Réalisée par Pininfarina en 1963 sur un dessin de Tom Tjaarda (futur auteur de la De Tomaso Pantera et de la Fiat 124 Spider, entre autres), elle fut exposée au salon de Turin cette année là. Dotée du moteur 2.8 litres à trois carburateurs, elle repose sur l’empattement court de la Flaminia.

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Restons chez Lancia avec l’étonnante Sibilo, datant de 1978. Numérotée S.12201, elle repose sur un châssis de Stratos. Dessinée par Marcello Gandini pour Bertone, elle fait figure d’OVNI avec sa carrosserie atypique, ses fenêtres hublots, son volant plein ou encore ses sièges intégrés au plancher.

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Terminons par l’un des quatre coupés Aurelia B52 carrossés par Vignale. Cet exemplaire date de 1952 et porte le numéro 1072. Il fut exposé au salon de Turin .

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Nous retournons du côté du stand Renault. Les premières bâches ont été retirées. L’occasion de découvrir le concept R-Space de 2011, un monospace compact aux lignes dynamiques.

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Et son aîné, le Scénic Concept de 1991 aux portes coulissantes qui offrent un accès aisé.

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N’oublions l’Alpine Vision GT Concept, pensée pour le jeu Gran Turismo et qui embarque un moteur V8 de 450 ch. De quoi permettre une vitesse maxi de 320 km/h. Nous reviendrons plus tard sur le stand.

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Difficile de ne rien oublier dans les allées. Ici, une Voisin C7 Chasserons de 1927 (ayant appartenu à Le Corbusier) côtoie une Hispano-Suiza Alfonso XIII 1913.

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Ainsi qu’une Lancia Aurelia B24 Spider America de 1955.

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A quelques mètres, une Bristol 404, une Bugatti Type 44 Berline Vanvooren de 1930 (#441252) et une MV Agusta 750 S.

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Parmi les marchands apportant chaque année des véhicules de qualité, l’allemand Movendi fait partie du haut du classement. D’abord, une Talbot-Lago T26 Cabriolet Worblaufen de 1947 (n°100.092).

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Une Aston Martin DB4.

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Une rare Tatra T77A de 1935, considéré comme le plus vieil exemplaire survivant connu.

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Une Lancia Flaminia Super Sport Zagato de 1963.

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Cette Iso Grifo Lusso 1966, peinte d’une sublime couleur Verde Acqua Metallizzato.

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Une De Tomaso Mangusta de 1969, d’un jaune peu discret.

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Cette Lamborghini 400 GT 2+2 de 1966 parée d’un bleu inhabituel. Elle fut livrée neuve en Suisse.

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Côté allemandes, une Porsche 906 de 1967. Indiquée comme la dernière 906 produite, il est toutefois difficile de trouver davantage d’information.

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Un modèle unique, à savoir cette Maserati Sebring (AM101.01769) réalisée en 1963 par Vignale pour le Commendatore Bompani.

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Et enfin, une Maserati 3500 GTi Spyder Vignale de 1963.

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Filons chez Auto Classique Touraine. Un élégant cabriolet Delahaye 135 MS Chapron de 1949 (châssis numéro 801360).

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Une Delage D8 120 Coupé Pourtout (51612) de 1938.

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Et cette Delage CO2 Grand Sport Tourer de 1922 (châssis 12034).

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Direction le stand de Lukas Hüni à présent, lui aussi bien fourni. D’abord, cette Delahaye 135 M Cabriolet Chapron de 1937 (#47538). Cabriolet de par ses vitres descendantes, mais plus proche du roadster esthétiquement avec ses lignes très basses.

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Ensuite, une belle collection de Bugatti. Jean Bugatti parvint à convaincre son père Ettore de développer une voiture quatre roues motrices dès 1930. C’est ainsi que naît le Type 53, supposé être efficace sur les tracés techniques et exigeants. Le moteur provenait du Type 50, à savoir un 8 cylindres en ligne de cinq litres développant près de 300 ch tandis qu’une boîte à quatre rapports était spécialement créée. Pour aider la voiture à obtenir de l’adhérence, il fut décidé d’installer trois différentiels. Mais le succès ne fut pas au rendez-vous et le Type 53 ne fut jamais à la hauteur…
L’exemplaire présenté est une réplique de 53002, construite par Jean de Dobbeleer dans les années 1960. Le châssis serait celui d’un Type 53 inutilisé et le moteur celui d’un Type 50. Il serait parvenu à obtenir une plaque numérotée 53002, tandis que la carrosserie fidèle à l’originale est l’oeuvre de Jean Bats.

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La suivante est 51128, un Type 51 de 1931. Dans cette configuration, elle obtint un beau palmarès avec le pilote Marcel Lehoux (notamment une victoire au Grand Prix de la Marne 1931) et Louis Trintignant. En 1933, elle reçut le moteur du Type 35 C n°4941.

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Un autre Type 51, 51127. Confiée à Benoit Falchetto pour la saison 1932, il s’adjugea notamment le Grand Prix de Nîmes cette année là.

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La suivante est 43181, un Type 43 Grand Sport de 1927. Un exemplaire en grande partie original, avec de nombreuses pièces (dont son moteur) toujours numérotées « 38 » comme à sa sortie d’usine.

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Également ce Type 57 SC Atalante, à savoir 57511. Livrée neuve au français Robert Eonnet en 1937, elle passa dans la fameuse collection américain de Peter Williamson à partir de 1974 jusqu’en 2008. (Oups, la photo de l’avant..)

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Juste derrière, le Type 57 C Atalante de 1938 numéro 57718. Achetée neuve par un chirurgien français de Valence, elle apparaît aujourd’hui dans une surprenante livrée noir/aubergine.

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Dernière de la rangée, 57491. Ce Type 57 S est habillée d’une carrosserie cabriolet réalisée par Corsica. Commandée en 1937 par le pilote écossais T.A.S.O. Mathieson, celui lui préféra rapidement une carrosserie plus sportive pour la compétition. Il termina notamment 20ème du Tourist Trophy 1938 à son bord. Elle a depuis été restaurée dans sa configuration Corsica originale.

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Lukas Hüni avait également amené des Talbot-Lago, dont cette T26 GS Barchetta Motto de 1950 (#110152). Livrée neuve en octobre 1950, il s’agissait à l’origine d’un coupé engagé en compétition par Michel Collange et Robert Huguet. Mais l’auto prit feu en 1951 lors du Rallye de la Gentiane. C’est l’année suivante que fut installée la carrosserie barchetta par Motto, en aluminium.

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Autre Talbot-Lago T26 GS, cette fois un coupé à carrosserie Chambas de 1948. Cet exemplaire (110105) est réputé pour avoir participé à cinq éditions consécutives des 24 Heures du Mans : abandon en 1949, 13ème en 1950, 17ème en 1951 (avec carrosserie barchetta) , 9ème en 1952 et abandon en 1953. Elle récupéra sa carrosserie coupé originelle après son retrait des circuits.

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La dernière T26 GS porte le numéro 110056. Elle participa aux 24 Heures du Mans 1951 avec le duo Gonzalez/Marimon mais abandonna. L’année suivante, elle fut modifiée en barquette et c’est avec cette auto que Pierre Levegh gagna sa réputation. En effet, il l’engagea aux 24 Heures du Mans 1952 et conduisit pendant… 23 heures avant de se retirer alors qu’il occupait la tête !

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Le stand voisin est celui de Peter Wiesner. Deux Ferrari pour démarrer, une 512 BB de 1977 et une Testarossa (#88684).

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Une Bugatti EB110 GT de 1995, châssis 39088.

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Cette Ferrari F40 de 1991, numéro 89749.

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Une Alfa Romeo Tipo 33/2 de 1968. Portant le numéro de série 75033-017, son palmarès en 1968 est conséquent. 2ème à la Targa Florio, 5ème aux 1000 km du Nürburgring, 2ème aux 500 km d’Imola, 4ème aux 24 Heures du Mans. Elle est ici dans sa configuration du Mans.

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Encore une italienne, cette Lamborghini Countach LP400 S de 1981.

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L’une des 19 Porsche 911 Carrera RS 2.7 peintes en « sephiabraun » (dont seulement trois avec un toit ouvrant, comme cet exemplaire).

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Et enfin, cette Ferrari 250 Lusso (n°4445GT) de 1963 noire avec intérieur rouge.

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Nous continuons notre visite du salon. Ici, une Giulietta SZ qui serait 00197. Construite en mars 1962 et livrée à la Scuderia Sant’Ambroeus, elle participa aux 24 Heures du Mans 1963 (abandon), à la Targa Florio 1964 (21ème place), ou encore les 1000 km du Nürburgring 1964 (43ème place).

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Et là, une Lola T70 MkIII de 1967 (s/n SL73/111). Elle fut engagée dans de nombreuses courses suédoises avant de partir pour les États-Unis.

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Nous en avons pris plein les yeux aussi devant les voitures d’Ascott Collection. Deux Venturi de course, la bleue étant la 600 LM numéro 05 de 1993 (née 500 LM). Elle est ici dans sa livrée Art Car du Mans 1995 (abandon), réalisée par l’italien Gianni Celano Giannici.

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La jaune est la 400 Trophy 0062 de 1993.

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Cette March-Porsche 85G de 1985, châssis n°06. Son résultat le plus notable est sa victoire en catégorie GTP (14ème du général) lors des 24 Heures du Mans 1986.

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Mais aussi une Aston Martin DBS Vantage de 1970, s/n DBS/5498/R.

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Chez Francisco Pueche, également de sublimes modèles rarissimes. Une Lancia Dilambda de 1933, réalisée par Boneschi.

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Mais aussi une Pegaso Z-102, notre deuxième de la journée. Celle-ci (0201) est une berlinette et date de 1951.

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Mais aussi cette Bugatti Type 57 Atalante Cabriolet (#57428) de 1937, réalisée sur demande de l’agent parisien Montaigne.

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Passons à l’un des autres événements de cette 40ème édition, l’hommage rendu à la marque Pegaso. Elle tire son nom du Pégase, le fameux cheval ailé mythologique (d’où le choix du logo). En 1946 est créée l’ENASA (Empresa Nacional de Autocamiones S.A.), située dans les anciens locaux d’Hispano-Suiza, et qui se destine notamment à la production de bus, de camions et d’automobiles. Très vite, les camions de la firme rencontrent le succès et peuvent compter sur l’énergie du patron, Wilfredo Ricart, qui fourmille d’idées pour se développer. A tel point que dans les années 1950, Ricart décide de concevoir une voiture de sport : la Z-102. Si les premiers exemplaires étaient réalisés à l’usine (comme la verte deux photos plus tôt), les suivants peuvent compter sur le talent des carrossiers italiens et notamment sur Touring.

Mécaniquement, la Z-102 est équipée d’un V8 aluminium maison doté de quatre arbres à cames, associé à une boîte cinq rapports. Disponibles en plusieurs cylindrées, les exemplaires les plus rapides étaient annoncés comme capables de tutoyer les 250 km/h.
On estime qu’environ 80 exemplaires de Z-102 ont été fabriqués jusqu’en 1958. Chose incroyable, Rétromobile a réussi le tour de force d’en avoir douze (en plus des deux autres déjà évoquées) !

Voici une Z-102 unique : réalisée en 1953 par Touring et surnommée « Thrill », elle porte le numéro 0102.150.0133 et dispose du V8 2.8 litres. Elle fut exposée aux salons de Turin, Paris et Londres 1953.

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Première Berlinetta Touring après le prototype, 0102.150.0139 fut exposée au salon de Turin 1953 et dispose du moteur 2.8 litres.

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Touring n’était pas le seul carrossier ayant réalisé des Z-102. La preuve avec l’espagnol Serra, dont voici un spider sorti de ses ateliers (0102.150.0140). Seuls sept Pegaso furent construites par Serra. Cet exemplaire fut exposé aux salons de Paris et de Londres 1953. Née avec un 2.8 litres et une carrosserie coupé Touring, elle fut confiée à Serra en 1957 suite à un accident.

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Exposée au salon de Turin 1954, cette Z-102 Touring (0102.153.0127) fut exposée au salon de Turin 1954. Disposant du V8 3.2 litres, elle était prévue pour le rallye avec un compresseur et une prise d’air sur le capot. Achetée par Fritz Schlumpf en 1964 pour sa collection, elle est aujourd’hui en cours de restauration.

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Autre Berlinette Touring (s/n 0102.150.0153), celle-ci fut exposée au salon de Paris 1954 et il s’agit de la seule Touring disposant de clignotants intégrés dans la calandre. Sa cylindrée est de 2.8 litres.

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Cette Z-102 est un spider carrossé par Touring en 1953 (n°0102.153.0155). Son moteur est le V8 de plus grosse cylindrée, le 3.2 litres, préparé pour la compétition. Elle participa aux essais des 24 Heures du Mans 1953 mais ne prendra pas part à la course. Suite à l’accident d’une autre Z-102, Pegaso décida en effet de se retirer.

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Voici un coupé Saoutchik (0102.150.0161) de 1954, équipé du V8 2.8 litres

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Autre exemplaire créé par Saoutchik (l’un des 18), voici le cabriolet numéro 0102.0153.0136. Il participa au concours d’élégance de San Remo 1954, conduit par M.Saoutchik en personne. Transformée en berlinette quatre ans plus tard, il retrouva sa configuration originale dans les années 1990. Nous l’avions vu ici même en 2014.

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Encore une berlinette Touring (0102.153.0162). Elle fut exposée aux salons de Turin et de Paris 1955 et c’est la première Touring avec les échappements sortant au-dessous du coffre. Moteur 3.2 litres.

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Voici un autre spider Serra (0102.153.0166). Équipé du moteur 3.2 litres, il fut utilisé dans le film « Spanish Affair » sorti en 1957.

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Dotée du V8 3.2 litres, cette berlinette Touring de 1955 porte le numéro de série 0102.153.0167.

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Enfin, terminons le panorama par cette berlinette Touring de 1956 (n°0150.153.0252). Son moteur est la version 3.2 litres et elle dispose d’une calandre sans croix.

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Nous quittons l’exposition Pegaso pour poursuivre notre découverte du salon. Ici, un alignement avec la Ford GT40 (P/1089) en tête. Il s’agit de l’un des trois exemplaires restés non assemblés en 1969 et qui ont été finis dans les années 1990.

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Voici une belle Maserati Ghibli SS de 1971, à moteur 4.9 litres.

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Sport & Collection exposait deux Ferrari : la 348 GTC LM 97553, qui termina 11ème des 24 Heures du Mans 1994, et la 250 GT Lusso 5239GT de 1963.

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Chez Histoire d’Autos, du beau linge également. D’abord cette Daytona bleue de 1972 (châssis n°15117).

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Mais aussi cette 512 BB LM (34445). Engagée aux 24 Heures de Daytona 1981 et 1982 ainsi qu’aux 12 Heures de Sebring 1982, elle abandonna à chaque fois.

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Juste à côté, la Shelby Cobra CSX 2136 de 1963.

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Et pour terminer, cette BMW 3.0 CSL de 1973.

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Peter Auto faisait la promotion du concours de Chantilly avec rien de moins qu’une Ferrari 250 California livrée neuve en 1961 en Allemagne, châssis 2383GT.

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RM Auctions présentait deux lots de futures ventes. D’abord cette Jaguar XJR-9 (châssis TWR-J12C-388) avec un palmarès non négligeable entre 1988 et 1990 (2ème des 24 Heures de Daytona 1989, 2ème des 12 Heures de Sebring 1989, victoire aux 24 Heures de Daytona 1990, 3ème des 12 Heures de Sebring 1990…).

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Et la Ferrari 212 Export Barchetta Touring numéro 0158ED. Elle aussi possède un historique en compétition conséquent, entre 1952 et 1956 (10ème de la Targa Florio 1952, 7ème du Giro di Sicilia 1953, 16ème de la Targa Florio 1953, …). Elle fut ensuite exportée aux États-Unis, où elle foula le gazon des concours d’élégance dont Pebble Beach en 1966 avec le deuxième prix à la clé.

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Autre Ferrari d’importance chez Provost, la 166 MM Barquette Oblin 0300M de 1953. Nous l’avions déjà vue en 2014 mais exit la peinture mate de l’an dernier, et place à une livrée brillante. Née Coupé Vignale, elle reçut cette carrosserie Oblin en 1954.

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La dernière auto du stand était cette Maserati A6G de 1951 en cours de restauration.

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Outre des modèles anglais, L’Atelier des Coteaux exposait une Lamborghini Jarama de 1972 (châssis numéro 10266).

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Chez Bugatti/Bentley, un Type 50 Roadster Gangloff de 1931 (#50139) côtoie une Veyron Centenaire Wimille.

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Et la Speed Six « Blue Train » (HM2855). Ce coupé réalisé par Gurney Nutting aurait fait la course contre le Train Bleu entre Cannes et Calais en 1930. Mais il semblerait qu’il s’agissait en réalité d’une autre Speed Six à carrosserie Mulliner.

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Détour chez Tradex, toujours impressionnant. Il y avait notamment cette Maserati 300 S 1955, châssis 3061. Elle termina notamment 4ème des 12 Heures de Sebring 1955.

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Une Porsche 904 (s/n 904-025) de 1964.

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Un modèle unique, la Ferrari 312 B3 Spazzaneve de 1972 (#009).

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Autre pièce maîtresse, une Alfa Romeo 33 TT/3 (numéro de série 11572-002). Son palmarès est impressionnant également (3ème des 6 Heures de Daytona 1972, 2ème de la Targa Florio 1972, 3ème des 1000 km du Nürburgring 1972, …).

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Une Porsche 550 Spyder de 1955, à savoir 550-0023.

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Mais encore une Ferrari 250 Europa Pininfarina Coupé de 1953 (0303EU). Elle fut exposée au salon de Bruxelles 1954.

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Enfin, un camion transporteur : un OM 150 Rolfo aux couleurs Ferrari.

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En face, deux Bugatti. Un Type 38 Torpédo Compton (numéro 38195) de 1926 et un Type 57 Stelvio Gangloff de 1939 (s/n 57824).

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Les Mercedes 300 SL étaient encore nombreuses cette année. En voici deux : à gauche, l’unique coupé peint en « Diamant Blau » (châssis 198040-5500444) de 1955 qui appartenait au pilote Bernard Consten et à droite, le roadster exposé au salon de Paris 1958 (198042-8500275).

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A noter aussi cette 190 SL de 1962.

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Porsche, de son côté, vantait les mérites de son département Classic au travers de divers modèles. 993 Carrera Cabriolet de 1997, 911 2.4 S de 1973.

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Et deux 911 Turbo 3.3, respectivement de 1978 et de 1986.

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Porsche avait également apporté la 936 Spyder numéro 002. Elle remporta notamment les 4 Heures de Monza et les 24 Heures du Mans en 1976. L’année suivante, elle participa au Mans mais dut abandonner. Aujourd’hui, elle revêt la livrée de la 936 001 victorieuse en 1977.

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Court passage chez Citroën. Outre une SM de 1970, présence également d’une C6 F Torpédo de 1931.

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Pêle-mêle, une Bugatti Type 40 Grand Sport de 1928 (40588) et une Ferrari 250 GT PF de 1959 (1629GT).

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Mais aussi une sublime Delahaye 135 MS Coach Chapron de 1949, châssis n°801426.

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Une imposante Brasier 22/30 Torpédo de 1911.

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Retour devant la Porsche 917, cette fois sans le cordon de sécurité gênant.

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Une élégante Delahaye 135 MS Coach carrossée par Faget & Varnet. Datant de 1949, elle porte le numéro de série 801027.

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Sur le stand Renault, toutes les bâches sont cette fois retirées. Nous n’avions pas pris l’arrière de la Vision GT Concept.

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2015 était aussi l’occasion de célébrer les 50 ans de la Renault 16. Plusieurs exemplaires étaient présents : une Super de 1966, une TX de 1975 et une TS Automatic de 1974.

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Mais aussi le prototype coupé-cabriolet de 1963 jamais produit en série car trop cher à produire.

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Pour les 60 ans d’Alpine, le choix s’est porté sur une A106 mais surtout sur une rare Willys Interlagos de 1964, version brésilienne de l’A108.

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Voici une vue arrière du concept Scénic, ainsi que l’intérieur de la R-Space.

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Beaucoup plus ancien, un Type G de 1902 à moteur monocylindre développant environ 6 chevaux.

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Passons à présent au stand suivant. Fondée en 1895 par Vaclav Laurin et Vaclav Klement, la société tchèque Laurin & Klement lança une voiturette Type A dix ans plus tard après avoir produit des deux roues. Mécaniquement, elle embarquait un moteur V2 refroidi par eau de 1005 cm3 développant 7 chevaux. Proposée à un prix très concurrentiel, elle fut produit à une quarantaine d’exemplaires dont en voici un.

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En 1925, Laurin & Klement est rachetée par Skoda. Si l’entreprise est touchée par la dépression économique de cette fin de décennie, les années 1930 signent le renouveau avec l’introduction de modèles modernes dont la Popular. Ici, une version Sport Monte-Carlo de 1936 dont nous vous laissons apprécier la ligne.

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Certaines Skoda furent également engagées en compétition, et c’est le cas de la 966 Supersport produite à trois exemplaires dans les années 1950 et dont un seul a survécu. Plusieurs mécaniques de 1100 à 1500 cm3 furent installées sous le capot, aussi bien atmosphériques que compressées. En 1953, un exemplaire à deux compresseurs atteignit même la vitesse de 197.8 km/h !

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Autre modèle, une 110 R Coupé de 1970. Avec son 4 cylindres en ligne 1100 cm de 62 ch installé à l’arrière, elle était capable d’atteindre 145 km/h. C’est clairement l’un des plus beaux succès de la marque puisque plus de 56.000 exemplaires furent fabriqués.

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Terminons par le concept Vision C de 2014, qui préfigure un futur coupé cinq portes.

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Changement de style avec le véhicule suivant. Le grand pilote français Jean-Pierre Wimille, outre sa carrière sportive, s’était mis en tête dans les années 1940 de réaliser des automobiles portant son nom. Au total, trois exemplaires furent fabriqués et le premier d’entre eux est celui exposé ici. Assemblé en 1946, ce premier prototype devait à l’origine recevoir une motorisation V6 mais elle fut finalement remplacée par un quatre cylindres 1911 cm3 provenant d’une Citroën Traction. Toutefois, l’installation de ce dernier en centrale arrière, sa carrosserie aérodynamique et sa boîte électromagnétique Cotal, la voiture peut atteindre les 135 voire 140 km/h. A noter les trois places de front avec volant au milieu.
Le prototype numéro 2 était quant à lui équipé d’un moteur V8, nous l’avions rencontré lors d’une exposition à la lustrerie Mathieu.

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Voici encore une 300 SL, cette fois de 1956. Sa configuration noir/intérieur beige lui sied à merveille.

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Direction le stand de JD Classics. Débutons par cette Jaguar XKSS de 1957, châssis 766.

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Puis une Porsche 356 Carrera GS de 1958, dans une teinte orange flashy.

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Ou encore cette Ferrari 250 GT Lusso (#5179GT) de 1963.

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Accompagnée d’une 275 GTB/4 de 1967, s/n 10063.

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A quelques mètres, c’est FA-Automobile. Cette édition 2015 est incroyablement fournie. Voici la Miura P400 (châssis 3168). Sortie d’usine en septembre 1967, elle fut livrée au roi Hussein de Jordanie.

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Sa voisine est une Aston Martin DB5 avec volant à gauche. Elle fut livrée neuve en 1963 en France.

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La suivante est une Ferrari 250 GT Ellena de 1958, numérotée 0823GT.

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L’heure tourne et il commence à se faire tard. Terminons tranquillement notre tour. Voici une Porsche 550 Spyder.

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Autre Porsche, cette fois une 908 K de 1968. Il s’agirait de 001, supposée pourtant détruite.

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Là, une Dino 246 GT (05422) livrée le 27 août 1973 à son premier propriétaire en Italie. Déjà rencontrée lors du salon Epoqu’Auto 2014.

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Juste derrière, une F40 de 1989 (s/n 80853).

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Avant-dernier stand d’importance, celui d’Opus Classics. Cette 911 Carrera RS 2.7 est 911.360.0526. Elle fut engagée au rallye de Monte-Carlo à trois reprises : 31ème en 1977, 29ème en 1978 et 72ème en 1980. Elle termina également 26ème du Tour de France Auto 1980.

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A côté, une Lancia Stratos Stradale de 1976.

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Autre italienne, une Maserati Ghibli 4.7 litres. AM.115.010 est la plus ancienne Ghibli connue au monde et fut la cinquième produite. Elle fut livrée neuve en France et a été restaurée dans sa couleur cuivre d’origine appelée « Rame Metalizzato ».

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La suivante est une Lancia Aurelia B24 S Cabriolet de 1958.

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Place à une autre Mercedes 300 SL, le roadster numéro 7500242 de 1957.

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La dernière est le prototype de Maserati Mexico réalisé par Frua, châssis AM112/1.003. Il fut exposé au salon de Genève 1968.

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Enfin, abordons les voitures du stand Axel Schuette. Malheureusement, l’éclairage jaune était particulièrement désastreux à cet endroit. Voici une Ferrari 250 GT Cabriolet série 1 (#1193GT), livrée neuve aux États-Unis en 1958.

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Une Bentley 6 1/2 Litre Torpédo Barker de 1928, l’un des quatre exemplaires deux places réalisés par le carrossier.

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Ensuite, une BMW 507 de 1957.

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Et enfin, une sublime Miura P400 (numéro 3670) livrée neuve en 1968 aux États-Unis en teinte bleue et intérieur moutarde.

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Nous nous dirigeons tranquillement vers la sortie. En chemin, nous tombons sur cette Siata 300 BC Bertone de 1952 (n°ST.421.BC).

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Et cette Panhard Monopole X86 de 1956.

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Mentionnons également cette Alpine A441 C, qui participa notamment aux 24 Heures du Mans 1975 (abandon).

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Du côté des avant-guerre, voici une Delaunay-Belleville Type HC4 Rothschild de 1913.

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Youngtimers rendait hommage à la marque Matra.

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Il est à présent temps de rentrer et de profiter d’une bonne nuit de sommeil.

Mercredi

Le lendemain matin, retour à la Porte de Versailles. La file d’attente est l’occasion de discuter avec d’autres passionnés et c’est ainsi que nous faisons la connaissance de Benjamin qui tient le site News d’anciennes. Étant indisponible l’après-midi, il nous propose d’aller à la vente Bonhams au Grand Palais pour lui et c’est avec plaisir que nous acceptons. Nous ne le savions pas encore, mais c’est le début d’une collaboration très intéressante !

10 heures, les portes s’ouvrent. Il est temps de prendre en photo les autos oubliées avant de filer chez Artcurial. Ici, une Alpine A110 1600 S Gr.IV de 1970 et une Renault 5 Turbo de 1981 (numérotée 0301).

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Non loin de là, deux françaises majeures. Cette Panhard Dyna X86 Dolomites à carrosserie Pichon-Parat (numéro 481837). Elle participa au Tour de France Auto 1954 et fait partie de la douzaine d’exemplaires produits.

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A ses côtés, une D.B. HBR5. Née en carrosserie barquette et avec le numéro de châssis 1092, elle participa aux 24 Heures du Mans 1959. En 1960, un changement de règlement impose une hauteur minimale de 80 cm entre le siège et le haut du pare-brise. La D.B. est alors recarrossée en coupé et se voit renumérotée 1283. Elle est très rapidement surnommée « La Vitrine » en raison de sa surface vitrée. Elle termina à la 19ème place au Mans en 1960 puis 21ème en 1961.

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Autre rareté, une Panhard Junior de 1953 carrossée en coupé par Pichon-Parat. Une trentaine d’exemplaires auraient été réalisés.

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Restons chez les françaises avec une Talbot-Lago T150 C de 1936 (s/n 82930).

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Voici 446, une Bugatti Type 15 de 1912. Il s’agit de la sixième plus ancienne Bugatti survivante connue.

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Nous avions déjà évoqué les créations de Jean-Albert Grégoire, et notamment les Tracta. Ici, un Type A de 1926 à traction et quatre roues indépendantes. Elle termina 16ème des 24 Heures du Mans 1928 avec moteur 1100 cm3 et abandonna en 1929 (moteur 1.0 L).

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Il est 11 heures et c’est le moment de se diriger vers Artcurial. Mais la vente fera l’objet d’un reportage séparé.

En tout cas, cette édition 2015 aura tenu des promesses. La quantité de merveilles au mètre carré est incroyable. Seul bémol, l’éclairage jaune parfois moyen pour les photos.

Le record du nombre de visiteurs a été une nouvelle fois battu, avec 119.000 personnes sur cinq jours !

Nous tenons à remercier l’équipe de Rétromobile pour l’accréditation et nous vous donnons rendez-vous en 2016.

http://www.retromobile.com/

http://newsdanciennes.com/

Une réflexion sur “Rétromobile 2015

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