Rétromobile 2014

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J’imagine que vous allez être surpris en découvrant que le reportage d’un salon parisien figure sur un site supposé traiter d’automobile dans le sud de la France. Et vous aurez raison de l’être. En effet, si le cœur du site reste tourné vers le Languedoc et le PACA, nous avons pensé qu’il serait dommage de ne pas ouvrir aux grands événements nationaux, dont Rétromobile.

C’est donc la première fois que nous sommes accrédités pour le salon de la Porte de Versailles, chose faite après avoir contacté l’organisation. Étant libres pendant la semaine, nous décidons de nous y rendre le jeudi 6 afin d’éviter la foule du weekend. Lever à 4h30, départ pour la gare environ une heure plus tard et arrivée au parc des expositions vers 10h, pile pour l’ouverture. Nouveauté cette année, le salon a investi le hall 1 pour encore plus d’espace d’exposition. Il est temps d’entrer dans le vif du sujet et nous nous dirigeons directement vers le stand Fiskens avant que les allées ne soient trop encombrées.

Si la société anglaise exposait des modèles fabuleux l’an passé (dont une 250 Testa Rossa rappelons-le), 2014 n’a pas à rougir au vu des voitures présentées. Commençons par cette Ferrari 275 GTB/2 « nez long » (châssis N°08061) appartenant au collectionneur Gregory Noblet.

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Passons à radicalement autre chose avec une ancienne F1. Il s’agit d’une Williams FW07C/D de 1981 (châssis N°FW07D-16). Lors de la saison 1981, elle fut utilisée par Alan Jones qui monta sur le podium à trois reprises. L’année suivante, la voiture évolue techniquement et devient FW07D. On put alors la voir aux mains de Carlos Reutemann et Mario Andretti.

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Juste à côté trône un mythe, à savoir une Jaguar Type D. Celle exposée porte le numéro de châssis XKD545 et fit carrière sur le continent américain et dans les Caraïbes pendant de nombreuses années.

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Une autre merveille sur le stand : une 250 GT/L Lusso de 1964 (châssis N°5851GT) dans une superbe configuration bleu/intérieur rouge.

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A la droite de la Ferrari se trouve un élégant modèle britannique. Cette Aston Martin Short Chassis Volante (châssis DBVC/2325/R) revêt une sublime couleur, « vert sauge Californie », sa teinte d’origine bien qu’elle ait été repeinte. A noter que la Short Chassis est la première Aston cabriolet à s’appeler « Volante ».

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Changement de registre avec une luxueuse française. En voyant une Bugatti Type 46, on comprend mieux son appellation de « Petite Royale ». En effet, l’adjectif petit est tout relatif au vu de la taille de la voiture. La voiture présentée est une rare Type 46 S, qui gagne environ 20 ch par rapport à la Type 46 « normale » grâce à l’adjonction d’un compresseur. Il s’agit de l’unique T46 S convertible existante. La ligne est de toute beauté grâce à l’absence de montant central malgré la présence de quatre portes.

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Vient ensuite une sportive anglaise que l’on a pas l’habitude de voir. Les Lister Jaguar sont en effet plutôt rares malgré des performances de haut niveau. La Lister Jaguar Costin (du nom de l’aérodynamicien qui a revu la voiture) ci-dessous porte le numéro BHL3. Elle est notamment connue pour avoir fait une apparition dans le film « Le Casque Vert ».

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Une autre sportive britannique est placée à sa gauche. Plus moderne que la Lister, la Chevron B8 est un véritable monstre sur circuit. Celle présentée (N°DBE52) eut une belle carrière sportive à la fin des années 1960 (1000 km de Spa, 6 heures de Brands Hatch…) et continue aujourd’hui encore de courir malgré la rareté du modèle puisque seuls 44 exemplaires furent construits. Grâce à son moteur BMW 2.0 L préparé, nul doute qu’elle peut en remontrer à des voitures plus récentes.

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Retour sur le podium central pour prendre le trio exposé. Inutile de dire que nous sommes en face de modèles de choix…

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La Talbot T26 GS située à droite est à elle seule un morceau d’histoire. 110057 est construite en 1950 et doit participer aux 24 H du Mans de la même année. Malheureusement, elle n’est pas terminée à temps. C’est Louis Rosier, vainqueur de ladite course, qui l’achète et l’inscrit pour la course de 1951. Avec Juan Manuel Fangio comme second pilote, la Talbot a toutes les chances de bien figurer. Mais une fuite du réservoir d’huile les contraint à l’abandon…

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Après la 275 et la 250 Lusso, place désormais à une 365 Daytona Spyder. Dans sa sublime robe noire contrastée par un intérieur rouge, le châssis 14415 incarne l’élégance à l’italienne. Il fait partie des rares 365 Spyder d’origine (et non reconverti en Spyder par la suite), et a été très rapidement livré aux États-Unis, lieu de prédilection du modèle.

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Si l’on pense aisément aux Bentley et aux Rolls-Royce lorsque l’on évoque les voitures anglaises sportives et luxueuses des années 1930, il ne faut pas oublier des marques telles que Lagonda ou bien Invicta. C’est cette dernière qui nous intéresse ici, avec une rare 4 1/2 Litre S-Type à châssis surbaissé. S106 fait partie des 75 exemplaires du modèle construits et a reçu une carrosserie Tourer il y a une trentaine d’années, réalisée par la société Carbodies.

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Revenons ensuite à un produit du terroir français avec une Turcat-Méry de 1913. Cette marque est née en 1899 de l’association de deux cousins, Léon Turcat et Simon Méry, et peut donc être considérée comme une des sociétés automobiles de l’hexagone. Elle s’oriente à l’époque vers les modèles luxueux, et la Model MJ Boulogne Roadster présentée le prouve. Équipée d’un gigantesque 4 cylindres 6.1 L, 1103 pourrait être le seul Model MJ survivant.

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Nous nous dirigeons ensuite vers le stand voisin où d’autres merveilles nous attendent, à l’image de cette Cisitalia 202 Spider.

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Ainsi qu’une Bugatti Type 57 Ventoux de 1935, châssis N°57321.

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Ou encore cette magnifique Alfa Romeo 1900 revue et corrigée par Boano.

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Restons dans les italiennes avec le stand Osenat qui exposait une Lamborghini Miura P400, l’une des 150 construites en 1967. Celle-ci est la 85ème produite et porte le N° de châssis 3192.

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Italiennes encore et toujours sur le stand de la carrosserie Cointreau avec une Osca MT4 ainsi qu’une Maserati.

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Direction ensuite le stand Porsche. Le constructeur allemand a une nouvelle fois déplacé de très beaux modèles.

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Commençons par la Porsche 911 GT1. Avec son boxer 6 cylindres 3.2 L développant environ 550 ch et permettant d’atteindre les 330 km/h, la GT1 figure parmi les voitures les plus performantes au Mans. Aux mains de McNish/Aiello/Ortelli, la GT1 (châssis N°003) remporta les 24 heures de 1998. Le modèle exposé est le clone de cette voiture victorieuse.

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Un autre monstre de puissance trône à ses côtés. La 917 est un modèle mythique de la marque allemande, remportant de nombreuses courses au fil des ans et dans différentes catégories. En version 917 K (pour Kurz, c’est-à-dire court) comme ici, elle s’avère très rapide dans les courbes mais, chose plus étonnante, en ligne droite également. Ceci lui permet notamment de remporter les 24 Heures du Mans 1971 avec les pilotes van Lennep et Marko, et c’est l’exemplaire qui est ici présenté (châssis N°917-053).

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Le troisième modèle choisi par Porsche s’avère de premier ordre, comme les deux autres. Si la 550 Spyder est plus connue pour l’accident ayant impliqué James Dean, il ne faut pas oublier qu’elle reste avant tout une sportive de choix. Le châssis N°0012 ci-dessous fait partie des quatre prototypes construits pour participer aux 24 Heures du Mans 1954. Elle est la seule des quatre à terminer, elle remporte sa classe et termine 12ème au général. Elle participa ensuite à la Carrera Panamericana la même année (2ème place) et prit part aux 1000 km en Argentine en 1955 (1ère).

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Comme d’habitude à Rétromobile, il faut faire attention de ne rien louper. En effet, chaque stand peut présenter un véhicule rare. Pour RM Auctions, le choix s’est porté sur une divine Alfa Romeo 33.

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Chez Classic Sport Leicht, spécialiste de la marque à l’étoile, des modèles d’exception étaient exposés. Outre des « classiques » 300 SL, l’entreprise nous en mettait plein les yeux avec deux exemplaires de CLK-LM. Celui ci-dessous porte le N° de châssis 05 et a notamment signé la pole position lors des 24 Heures du Mans 1998 avant d’abandonner en course. Dommage que l’installation de barrières empêche toute bonne prise de vue.

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De l’autre côté, la seconde CLK-LM est quelque peu différente. En effet, il s’agit de la seule version route construite pour les besoins de l’homologation en GT1. Cette Strassenversion porte le N°02. Notez au passage que l’éclairage jaune, bien que rattrapé en partie lors des retouches, ne met guère la carrosserie en valeur.

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Changement de stand avec cette fois de très belles italiennes. Commençons par cette Ferrari 250 GT SWB Aluminium #2209 aux couleurs françaises puisque livrée neuve en 1960 au pilote Jo Schlesser.

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Passons ensuite à cette moins courante Bizzarrini 5300 GT Strada. Datée de 1968 et portant le N°0323, elle est parmi les derniers exemplaires construits (133 en tout).

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La star du stand est bien évidemment la Ferrari 330 P4 accompagnée de son transporteur. Voici donc le camion, à savoir un Fiat 642 RN2. Nous reviendrons sur la P4 tout à l’heure.

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Passons ensuite à quelque chose d’exotique avec deux voitures particulières : les swan cars (swan veut dire cygne en français). La plus grande des deux est l’oeuvre d’un écossais, Robert Nicholl « Scotty » Matthewson, qui vécut en Inde au début du XXème siècle. Le bec pouvait cracher de la vapeur, ce qui effrayait la population locale. Quant à la petite, elle est directement inspirée de la première. Le maharadja de Nabha rachète la grande voiture cygne et désire qu’on lui réalise un modèle réduit de celle-ci. Baptisée Baby Swan Car, elle est équipée d’un moteur électrique.

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Direction le stand de Klassische Automobile. De superbes modèles sont présents, mais malheureusement la disposition de ceux-ci empêchent toute photo convenable. On attaque par une BMW M1 Procar.

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Voici ensuite une Lancia LC2.

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Toujours sur le même stand, une Porsche 908/2. Il s’agit du châssis 018 qui finit notamment à la seconde place du général lors des 1000 km du Nürburgring en 1969.

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Enfin, voici une Mazda 767B. D’après sa livrée, il s’agirait de #003 qui termina 20ème des 24 Heures du Mans 1990, avant que sa sœur la 787B ne remporte l’épreuve l’année suivante.

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Juste à côté se trouve le merveilleux display de Lukas Hüni. La société suisse fait chaque année l’effort d’apporter de nombreux modèles de qualité. Cette année, une partie du stand rend hommage à Lancia. La rangée centrale présente deux Stratos, une Fulvia ainsi qu’une D24 Barchetta.

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L’Aurelia B24 est considérée comme l’une des plus belles voitures au monde, surtout en version Spider America comme ici avec ce modèle de 1955 dont le vert contraste avec l’intérieur clair.

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Comme dit précédemment, Lukas Hüni exposait une D24 Barchetta. Ce n’est pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit du châssis 0005 qui remporta la Targa Florio 1954 aux mains de Piero Taruffi, devant la Maserati A6GCS de Luigi Musso.

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Auto Classsique Touraine présentait deux créations évoquant des modèles de Bugatti Type 57. La première est une réplique d’un coach Ventoux, la seconde rappelle les Roadster Gangloff.

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Sur le stand Borrani se trouvait une réplique de Bucciali TAV 30. Les Bucciali étaient conçues par les frères corses du même nom. Très avant-gardistes dans leur conception, les modèles de la marque offrait notamment la transmission aux roues avant malgré de gros moteurs. Ici, c’est une Cord L-29 de 1931 qui a servi de base à la construction de cette réplique très fidèle au modèle original carrossé en cabriolet par Saoutchik.

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Détour par le stand de la société allemande Movendi. Cette dernière présentait elle aussi de très beaux modèles. Une Cooper Bristol Bobtail T40 de 1955 construite et pilotée par Jack Brabham.

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Une BMW 507 Série 2 de 1958.

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Cette OSCA MT4 Spyder châssis N°1142 ex-De Portago. Elle termina 10ème des Mille Miglia 1954 au général.

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Ou encore cette Ferrari 250 GT de 1958 carrossée par Ellena, l’une des 50 construites.

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Restons dans les chevaux cabrés avec ce duo de Dino (même si le cheval ne figure pas sur ses modèles). Celle au premier plan est une rare Dino 206 SP.

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A côté figure un modèle emblématique. Cette Maserati Tipo 60/61 Birdcage est la seule connue à avoir adopté cette carrosserie Streamline pour obtenir une meilleure vitesse de pointe. Elle porte le N°2451 et participa notamment aux 24 Heures du Mans 1960 avec le célèbre Masten Gregory mais ne rallia pas l’arrivée.

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Au centre, une Bugatti méconnue s’expose. Cette Bugatti 59/50B III N°441352 compte parmi les huit Type 59 construites. Elle aurait participé au Grand Prix de Monaco 1936 en tant que 59/50B avant d’être convertie en 59/50B III en 1938 avec un moteur 3 litres à compresseur Roots développant 275 ch.

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Pour finir, voici une Maserati A6 1500 Gran Turismo de 1949 carrossée par Pininfarina dont seuls 61 exemplaires ont été construits.

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Nous passons ensuite chez JD Classics où est notamment présentée cette Miura SV de 1972 (châssis N°5036). Livrée neuve en Australie, elle est l’une des 20 SV avec volant à droite d’origine.

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Nous tombons également sur cette Jaguar Type C (XKC 018) dont le premier propriétaire n’est autre que Juan Manuel Fangio qui en tomba amoureux au salon de Bruxelles 1952.

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Enfin, voici l’une des 75 premières Cobra construites. En effet, CSX2058 est sortie de l’atelier en 1962 avec le moteur 260 ci (soit 4.2 L) et ferait partie des trois Cobra disposant de louvres sur le capot.

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Skoda était de nouveau présent à Rétromobile avec quatre modèles dont cette 935, une berline 4 portes en cours de restauration équipée d’un 4 cylindres refroidi par eau et d’une boîte de vitesses électromagnétique Cotal. L’exemplaire d’origine ayant disparu, Skoda s’attelle à la reconstruction de celui-ci.

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Et une Skoda Felicia Cabriolet de 1959, un modèle très inspiré de ses contemporains d’Europe de l’Ouest esthétiquement.

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Place désormais à certainement le plus beau stand du salon avec celui de Mercedes. La marque rendait cette année hommage à ses productions tournées vers la course avec cinq modèles de qualité.

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Commençons par la plus ancienne : une Mercedes Grand Prix de 1914. Cette année là, cette voiture signa un triplé (une première dans l’histoire) lors du Grand Prix de France. La marque avait conçu un moteur très avancé techniquement puisque équipé d’un arbre à cames en tête mais aussi de deux soupapes d’admission et deux soupapes d’échappement. Ce 4 cylindres 4.5 L produisait environ 105 ch et permettait d’atteindre les 180 km/h (!).

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Autre voiture emblématique, la W196. Avec son 8 cylindres 2.5 L atmosphérique, les performances sont en rendez-vous. Lors du Grand Prix de France 1954, une version profilée baptisée Stromlinie entre en scène, gagnant encore en performances. C’est l’une de ces Stromlinie que Mercedes a décidé d’exposer.

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Après des années d’absence en compétition suite à l’accident dramatique des 24 Heures du Mans 1955, Mercedes décide de revenir à la fin des années 1980 en Groupe C. C’est dans cette catégorie que l’on vit la Sauber C9 qui nous occupe aujourd’hui. Son V8 5.0 développant 720 ch et permettant d’atteindre les 370 km/h lui permit notamment de signer un doublé historique au Mans 34 ans après l’épreuve cauchemardesque. Une bonne façon de conjurer le sort.

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Cette McLaren MP4-15 est la voiture pilotée par David Coulthard lors du Grand Prix de France 2000, course qu’il remporta. La MP4-15 fait partie des derniers monstres de la F1 avec son V10 développant plus de 800 ch. Cette monoplace permit à Coulthard et à son équiper Mika Häkkinen de terminer respectivement 3ème et 2nd du championnat 2000, McLaren terminant 2ème des constructeurs.

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Mercedes est aussi impliquée en DTM, comme le montre cette Classe C Coupé de la saison 2013.

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L’édition 2014 rendait aussi hommage à Alpine avec notamment l’A441 et l’A364 (A364.9) de Serpaggi.

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Étaient également présentes une A222 (#1738) ainsi qu’une A211 (#1727), toutes deux à moteur V8 Gordini.

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On comptait également une M64 (#1710) de 1964.

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Ainsi qu’un prototype de berlinette A110 daté de 1967. Notez les roues à serrage central.

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Chez Renault, on célébrait les 30 ans d’un modèle fétiche, l’Espace, avec notamment la présence de l’Espace F1. En 1994, les ingénieurs de la marque au losange se sont lancés le pari fou de construire un monospace équipé de pièces mécaniques d’une F1 Williams FW14 (train arrière, boîte, moteur en position centrale arrière). Ce n’est pas tous les jours que l’on peut voir un Espace filer à 300 km/h avec le chant d’un V10 !

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Outre la présence d’un Espace première mouture, Renault présentait également le prototype Matra P18 de 1981, projet proposé à Peugeot et à Citroën à l’époque qui avaient alors refusé…

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Mais Renault a toujours fait figure d’avant-garde et en 1959 est présenté le Projet 900. Réalisé par le carrossier Ghia, le but est d’offrir le plus d’habitabilité possible avec une ligne très moderne. Deux blocs de Dauphine sont assemblés pour former un V8, installé à l’arrière.

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Le Losange célébrait aussi le cinquantenaire de la mythique R8 Gordini. On trouvait par exemple ce modèle unique de 1967 équipé d’un 1500 cm3 à double arbre à cames en tête, comme certaines Alpine aux 24 Heures du Mans. Cette voiture participa notamment à la Targa Florio 1967.

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La Gordini s’est toujours bien comportée en rallye, en témoigne sa victoire lors du Tour de Corse 1964 avec l’équipage Vinatier/Masson.

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Hommage était également rendu au triste centenaire de la guerre 1914-1918. Des véhicules ont marqué ce conflit, comme c’est le cas des taxis de la Marne Renault.

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La Première Guerre Mondiale a également vu le développement des camions et autres moyens de transporter les troupes ou l’armement. C’est le cas de ce Peugeot Type 1525 ou de cette auto-caisson sur base De Dion Bouton à moteur V8 (!), équipée de casiers destinés à contenir des obus.

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La guerre 1914-1918 est aussi connue pour être le premier conflit impliquant des chars, développés par Renault. Ces chars FT étaient équipés de mitrailleuses ou de canons.

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Changement de registre en passant sur le stand de l’Alfa Romeo Club de France. Ce dernier exposait ce joli utilitaire Romeo 2, un modèle complètement disparu de nos jours, une Giulia TZ2 ainsi qu’une Giulietta Sprint.

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A quelques mètres, le magazine Youngtimers avait choisi de fêter les 35 ans du Paris-Dakar avec plusieurs véhicules. On peut citer une Méhari Amsam, dont s’est servie l’assistance médicale en 1980, ainsi qu’un Range Rover qui finit 2ème en 1987 avec son gros V8 de 280 ch.

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Mais aussi une 205 Turbo Grand Raid qui gagna en 1987 avec Vatanen/Giroux et enfin une moto BMW R100 GS, victorieuse en 1983 avec Auriol au guidon.

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Retour au niveau de l’entrée du salon, où nous retrouvons Rémy et Jonathan de Chtiphotocar. Nous découvrons ensemble les monstrueuses voitures de record. Il y avait tout d’abord Babs, équipée d’un V12 27 litres d’avion de plus de 500 ch. A son volant, le gallois John Parry-Thomas dépassa les 270 km/h en avril 1926. Le 3 mars 1927, John veut battre son record mais son essai sur la plage de Pendine Sands est dramatique : la voiture devient incontrôlable, part en tonneaux à plus de 160 km/h et son malheureux pilote est tué sur le coup.

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A ses côtés figure une autre voitures de records légendaire. Il s’agit de la Sunbeam 350 HP, elle aussi équipée d’un V12 provenant d’un avion mais de 18 litres « seulement ». Après plusieurs tentatives, l’anglais Sir Malcolm Campbell se lance le 21 juillet 1925 sur la plage funeste citée précédemment et dépasse les 242 km/h. Il fut ainsi le premier à dépasser les 240 km/h.

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Nous retournons sur le stand de Lukas Hüni. Nous avions parlé de la première partie de celui-ci consacrée à Lancia, il est donc temps de voir ce que nous réserve la seconde. Deux rangées principales sont constituées, l’une avec des Ferrari et l’autre avec des Aston Martin. Parmi les italiennes figure cette 250 LM Stradale, châssis N°5995. Elle a été convertie à un usage route avec une vitre arrière en plexiglas. Dommage une nouvelle fois que l’éclairage jaune vienne jouer les trouble-fêtes, toujours présent malgré des retouches.

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Devant elle se trouve une 275 GTB nez court (châssis #06707) de 1965, avec des jantes Cromodora en magnésium.

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Et enfin la dernière 250 GT Lusso construite, portant le N°5955.

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Une Hispano-Suiza H6B Hibbard & Darrin Cabriolet de 1929, châssis N°12034, figure également sur le stand dans un coloris inhabituel.

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Les Aston Martin n’ont rien à envier aux Ferrari. La première de la rangée est une DBR4, châssis N°4, de 1958.

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Au milieu se trouve l’Aston Martin DB3S châssis numéro 9. Celle-ci termina seconde lors des 24 Heures du Mans 1956 avec l’équipage Moss/Collins.

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La dernière est une DBR1 de 1956. Ce modèle permit à la marque de remporter le championnat du monde des voitures de sport 1959 devant Ferrari et Porsche.

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Pour terminer, une Alfa Romeo 8C 2300 Cabriolet Pininfarina.

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Direction ensuite le stand de la vente aux enchères Artcurial. Nos badges récupérés, nous entrons sans soucis. Cette année, Artcurial dispersait une importante collection d’Alfa Romeo avec notamment cette 8C Spider. Invendue.

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La star de la vente est certainement cette Ferrari 166 MM/53 carrosserie Oblin, châssis N°0300M. Invendue également.

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Les modèles présentés sont éclectiques. On peut citer cette Pierre Faure PFA électrique de 1941, partie pour 51.256 €.

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Les couleurs sont multiples, entre cette ASA 1000 GT de 1965 verte vendue 95.360 € et cette Elite de 1961 orange vendue 75.400 €.

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Autre modèle phare de la vente, une Maserati 150S de 1956 (châssis N°1664). Invendue.

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Gros coup de cœur pour cette originale Pegaso Z-102 Cabriolet carrossée par Saoutchik. Vendue 715.200 €.

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Cette Delage D8 S Cabriolet signée Pourtout revêt une robe peu commune. Cela ne l’a pas empêchée de partir contre 949.720 €.

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Autre pièce maîtresse que cette Alfa Romeo 6C 1750 Super Sport (#0312901), vendue pourtant bien en dessous de son estimation basse de 1.400.000 € : 899.384 €.

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Cette Ferrari Enzo de 2004 est restée invendue.

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L’étonnante Reyonnah A175 Roadster avec son train avant repliable s’est vendue bien au-dessus de son estimation haute. Vendue 125.160 €.

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Nous quittons Artcurial pour nous rendre chez Citroën. Une SM Opéra, berline 4 portes réalisée en 7 exemplaires par Chapron, nous attendait.

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Ainsi qu’un prototype de 1956 baptisé C10. Malgré son moteur de 2CV 425 cm3, sa forme profilée signée Robert Opron lui permettait d’atteindre aisément les 100 km/h.

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Continuons dans les marques françaises avec Peugeot. Outre une 104 ZS siégeant aux côtés d’une 205 GTi, le Lion présentait aussi une 403 un peu spéciale. Il s’agit d’une 403 Bernard Coupé, la berline originale ayant perdu 46 cm en longueur et 23 en hauteur !

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Au détour d’une allée, nous tombons sur cette Ferrari 512 BB LM. #27577 participa à deux reprises aux 24 Heures du Mans, terminant 12ème en 1979 et 23ème en 1980.

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Autre merveille, une Talbot-Lago T150 « Goutte d’Eau ».

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Sport & Collection exposait deux Ferrari : la 275 GTB #6603 et la 333 SP numéro 022.

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Rétromobile présente toujours des voitures dans des coloris originaux, et 2014 ne déroge pas à la règle.

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Le salon rendait également hommage aux voitures de maharadjas, souvent de dimensions impressionnantes à l’instar de cette Mercedes au capot démesuré.

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Les françaises aussi peuvent séduire les riches indiens, comme le prouve cette Delahaye 135 Figoni & Falaschi.

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Cette Rolls-Royce 17EX de 1928 offre des proportions hallucinantes.

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On ne l’imagine pas forcément, mais Alfa Romeo a également produit des véhicules de grande taille, comme cette RL Super Sport en provenance du Museo Storico.

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Les Rolls-Royce Phantom figurent bien entendu parmi les voitures préférées des maharadjas. Ici, une Phantom III 1937 et une Phantom II 1930.

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Alors que nous déambulions dans les allées, nous apercevons François Fillon ainsi que Romain Grosjean.

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Retour sur le stand de la P4. Nous avions oublié la Maserati Tipo 63 Birdcage, l’erreur est réparée. Celle-ci est 63006, qui a participé aux 12 Heures de Sebring avec rien moins que Masten Gregory, Stirling Moss et Lloyd Casner. Mais ils ne finirent pas la course.

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Après le camion transporteur plus haut, place à la 330 P4. Il s’agit de 0858 qui démarre sa carrière en 1967 sous cette forme. Mais à la fin de l’année, elle est convertie en 350 Can-Am. Aujourd’hui, elle revient sous sa forme de P4 grâce à la reconstruction des pièces d’origine.

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Voici d’autres photos de la 250 GT châssis 2209 aux couleurs françaises, rappelons-le.

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La Bizzarrini a également droit à une image de l’arrière.

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Changement de stand pour retrouver cette fois des autos de compétition plus récentes. A l’entrée se trouve cette 365 GTB/4 Competizione aux couleurs de l’écurie Francorchamps. Portant le N°16717, elle est sortie des chaînes en 1972 avant d’être convertie en 1975 en version Competizione. Elle participe cette même année aux 24 Heures du Mans qu’elle termine à la 12ème place du général avec les fameuses couleurs rouge et jaune.

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Au fond, les voitures du Groupe C s’alignent. On commence par la Jaguar XJR-14 châssis N°591 avec sa livrée Silk Cut.

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Juste à côté, une mythique Peugeot 905 s’offre à nous. Il s’agirait du châssis EV14, qui aurait servi aux essais du Mans 1992.

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Enfin, la dernière présentée est une Sauber C11. A prendre avec des pincettes comme pour la 905, cette C11 porterait le numéro de châssis C11-89-00. Elle n’a jamais couru en course mais fut la voiture de test officielle des pilotes de l’équipe comme Mario Baldi ou Michael Schumacher.

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Ensuite, cette Nomad à moteur BRM qui prit notamment part aux 24 Heures du Mans 1969 mais dut abandonner.

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Il est temps de penser à repartir. En chemin, nous prenons cette 911 RS 2.7 et cette 3500 GT plus neuves que neuves.

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Dernière photo souvenir et c’est l’heure de s’en aller…

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Cette édition 2014 aura été une nouvelle fois un succès. Plus de 90.000 personnes ont visité le salon, ce qui constitue un nouveau record. Chiffre compréhensible au vu de la quantité de merveilles exposées cette année.

Nous tenons à remercier comme il se doit l’équipe de Rétromobile pour l’accréditation, qui nous donne déjà rendez-vous du 4 au 8 février 2015 !

Et merci à Nicolas pour les corrections apportées !

http://www.retromobile.com/

http://www.chtiphotocar.com/

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