Historic Tour Lédenon 2015

Pour son édition 2015, le championnat de France historique des circuits faisait peau neuve. Exit l’appellation « Historacing Festival » et place à la dénomination « Historic Tour ». Cette saison comportait cinq manches avec des tracés comme Dijon, Le Castellet, Charade ou encore Nogaro. Le weekend final de compétition avait lieu les 10 et 11 octobre à Lédenon dans le Gard.

Le circuit gardois fait partie des préférés d’après les dires des pilotes puisqu’il associe vitesse et technicité. L’une de ses particularités est sa rotation dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Comme en 2014, nous obtenons une accréditation média de la part des organisateurs. Cela permet d’être au plus près de l’action et de vivre l’événement de l’intérieur. C’est donc le samedi aux environs de 8 heures du matin que nous arrivons. Nous commençons par un petit tour dans le paddock et c’est une Porsche 906 qui attira en premier notre attention.

   

Les autos, diverses et variées, attendaient paisiblement le début des festivités. Une Jidé côtoyait une « classique » Porsche 911 2.2 S mais aussi une plus étonnante Panhard 24 ct.

       

Le coup de cœur va à cette Jaguar Type E 3.8 de 1964 (châssis n°881548), préparée de manière subtile et munie d’un hard-top.

   

Du côté des barquettes, on trouvait une Tiga SC82 côtoyant une Marcadier FM 01 de 1966, une ARC MF15 de 1987 (#004) ainsi qu’une GRAC MT14S de 1973 ayant à l’époque couru dans la coupe Simca Shell au volant de Max Mamers.

               

Notre balade se termine par la rencontre d’une BMW 530i (E12) suivie d’une bien connue Ford Escort RS 2000 et d’une moins commune Peugeot 505 Turbo. Les Lotus/Caterham Seven étaient, elles, alignées dans l’attente d’un futur départ.

           

C’est vers 8h30 que nous rejoignons le bord de piste afin d’assister au premier roulage de la journée, à savoir celle des Formule Ford historiques. La lumière du matin apporte une ambiance particulière et notre emplacement à l’extérieur de l’emblématique virage « triple gauche » nous permet d’être aux premières loges. Une étonnante Mallock U2 Mk9 de 1969 (châssis AM-69-MK9-19) précédait une Dulon MP15. Derrière, une Crosslé 25F bataillait avec une Lola T200 et une Merlyn Mk20 A de 1972 (#388/FF/72).

               

Place ensuite aux Saloon Cars, un plateau avec des autos très différentes. Une Datsun 240 Z luttait par exemple avec une BMW 2002 Ti de 1970 (#1690387) et une monstrueuse Ford Falcon 1965 à la largeur de pneus démesurée. On trouvait aussi une plus récente BMW Z3 M Coupé sans oublier la Porsche 906 précédemment évoquée.

               

Nous nous déplaçons dans le virage de la Carrierasse, à la fois pour changer de point de vue mais aussi pour profiter de la lumière. Les autos prennent appui afin de s’engager dans ce gauche technique. Cela se voit surtout avec la Mini numéro 221 qui lève une patte arrière !

           

Lorsque les conditions le permettent, le Mont Ventoux, qui domine la Provence du haut de ses 1.912 m, est visible en toile de fond.

Nous décidons de rester au même endroit pour le plateau suivant, celui du Challenge GT Tourisme Asave regroupant essentiellement des voitures datant des années 1960/1970. Parmi les engagées, citons une diabolique Ford Escort RS 2000, une Porsche 911 Turbo, une Ford Capri, des 911 préparées façon 2.8 RSR mais aussi une MG B accompagnée d’une Ferrari 308 GTB.

                                       

La portion entre le triple gauche et le virage de la Carrierasse permet de de prendre des filés avec un horizon quasi dégagé.

   

Direction le virage du Pont afin de profiter de la Sportproto Cup, réunissant de multiples barquettes. La plus attirante était cette GRAC MT14B de 1972 (châssis n°021).

   

On retrouvait également une Tiga SC82 aux roues arrière dissimulées, une LRP à moteur Alfa Romeo, une Merlin MP95 suivie d’une Marcadier Barquette Can-Am, une ARC MF12 (#005) et enfin une GRAC MT14S de 1973 (châssis 008).

                   

Changement d’environnement pour la suite de la journée puisque nous décidons de nous placer dans la Cuvette, dernier virage avant la ligne droite des stands. Depuis cet endroit, nous assistons au passage des autos du Groupe 1, un championnat peu onéreux avec des véhicules proches de la série. Pêle-mêle nous avons pu observer des Volkswagen Golf I GTi, des Alfa Romeo 2000 GTV, des Ford Escort RS 2000 sans oublier une plus rare Vauxhall Magnum.

           

Le HTCC Groupe 1 était également réuni avec la Coupe Antho, c’est-à-dire la version moderne du Challenge Peugeot 505 qui se tenait dans les années 1980. Les versions V6 et Turbo sont éligibles et il est possible de se faire plaisir à peu de frais.

       

Le spectacle continue avec le plateau Formule Ford Kent/Zetec. Les premières datent de 1967 à 1992 tandis que les secondes sont limitées de 1993 à 2009. Afin de changer de décor, nous choisissons la portion entre le virage du Pont et la Carrierasse. Mygale, Ray, Lola, Van Diemen, Crosslé : autant de constructeurs connus des amoureux des monoplaces !

               

La dernière manche de la matinée réunissait les voitures du GT Classic, certainement l’un de nos championnats préférés. Celui-ci regroupe les autos de compétition des décennies 80 et 90. On retrouvait une Viper GTS-R (châssis n°C39) qui fut engagée en FIA GT en 2001, aux 24 Heures du Mans 2002 (abandon), dans le championnat Belcar entre 2002 et 2004 puis en FFSA GT de 2005 à 2006 (!).
Autre concurrente : une Venturi 400 Trophy (#0031). Engagée dans le challenge de la marque éponyme de 1992 à 1995, elle participa ensuite à la saison 1998 du FFSA GT.
Le reste du peloton était aussi de qualité avec des Porsche 928/968, des 964 « RSR » et une BMW Z3 M Coupé.

                    

Nous changeons de place, un endroit que nous apprécions particulièrement puisqu’il permet d’avoir un point de vue sur la corde et la sortie du virage du Pont mais également sur le virage à droite dit du Camion. On sent que les GT Classic figurent parmi les plus performantes du weekend (logique vu leur jeune âge) et leur vitesse de passage est bluffante.

           

12h30 pétantes, c’est l’heure de la pause midi. L’occasion de revenir dans les paddocks à la fois pour manger mais aussi pour photographier les voitures à l’arrêt. Nous profitons d’ailleurs de l’accès au public des stands.

                   

Parmi les voitures civiles d’intérêt, deux ont retenu notre attention : une élégante Testarossa grise avec intérieur rouge (#80458) et une Porsche 904 dont l’authenticité s’avère toutefois contestée.

   

Plus loin, la GRAC MT14S dévêtue contrastait avec la MT14B restée habillée de rouge. Les autos du Groupe 1, la Jaguar Type E et la Porsche 906 prenaient un repos mérité. Enfin, notre parcours se termine par la rencontre avec une Royale RP16 de 1973 (châssis numéro 55).

                   

Retour en bord de piste vers 14 heures. Nous découvrons le Maxi 1000, une catégorie regroupant les voitures de tourisme produites avant 1977. Celles-ci sont réparties en deux groupes : moins de 1.000 cm3 et de 1.001 à 1.300 cm3. Les modèles les plus courants sont évidemment les Mini, les Alpine A110 et les Simca 1000. Mais on retrouvait aussi des Panhard 24, CG 1300 et autres Simca 1100.

                       

Sans transition, enchaînons avec le trophée Lotus. Ce dernier rassemble les Lotus et les Caterham Seven… ainsi qu’une Austin-Healey 3000 semblant s’être perdue.

           

La course suivante mettait en scène la Legends Cars Cup. C’est la seule discipline du championnat à s’avérer moderne puisque si le style des carrosseries semble ancien, elle ne date en fait que de quelques années. Le châssis tubulaire embarque un moteur Yamaha 1.300 cm3 et une boîte de vitesses séquentielle. Les autos étant identiques, les batailles sont souvent âpres. Les équipes ont aussi à cœur d’afficher la livrée la plus originale qui soit.

               

Nous voilà à présent dans le virage de la Servie pour capturer un plateau déjà vu précédemment, le Trophée Saloon Cars. La course fut remportée par la BMW 323i (E30) pilotée par Alain Dérognat devant la Porsche 911 Carrera de Christophe Terriou.

                           

16 heures marque le départ de la course suivante : le trophée des F3 et des Formule Renault classiques. Ces monoplaces anciennes offrent des performances de premier ordre puisqu’elles signent des chronos équivalents voire meilleurs que ceux des GT Classic ! Placées aux avant-postes, la Ralt RT3 VW (châssis 394) de Laurent Vallery-Masson, la Ralt RT1 Toyota de Jean-Baptiste Chateaux, la March 783 de Valerio Leone et la Ralt RT3 Alfa Romeo de Paul Chateaux tiraient leur épingle du jeu.

           

Les monoplaces cèdent leur place à d’autres monoplaces avec les Formule Ford historiques. Les Lola T540, Merlyn Mk20, Royale RP24, Van Diemen RF 79 et RF 80 font partie des autos engagées dans cette catégorie.

               

Changement de style lors de notre deuxième entrevue avec le challenge GT Tourisme Asave. La course fut disputée puisque les quatre premiers se sont tenus en moins de quatre secondes ! C’est Claude Boissy qui monta sur la plus haute marche du podium au volant de sa Ford Escort RS 2000.

               

Cette compétition était la dernière à laquelle nous assistions, nous éclipsant avant les courses numéro 2 des Formule Ford Kent et des Legends Cars Cup.

Le renouvellement amorcé par l’Historic Tour s’avère payant avec notamment la présence du plateau GT Classic qui fait plus que susciter l’intérêt. Cette édition 2015 de la manche de Lédenon s’est révélée palpitante grâce à la variété des autos sélectionnées, passant de voitures de tourisme à d’emblématiques monoplaces sans oublier des bolides plus récents.

Côté photos, cela a permis d’expérimenter des clichés depuis de nouveaux emplacements en bord de piste. Notre favori va à l’extérieur du virage du Pont qui permet d’offrir un panorama sur une bonne partie du tracé.

Nous remercions évidemment M. Furet et son équipe d’avoir accepté la demande d’accréditation presse, et espérons revenir bientôt !

https://www.hvmracing.fr/evenements/historic-tour/historic-tour/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *