Avignon Motor Festival 2014

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Si l’Avignon Motor Festival 2013 rendait hommage à Alpine ainsi qu’à la carrosserie française en général, l’édition 2014 avait pour thème le centenaire d’une marque mythique, à savoir Maserati.

Samedi :

Comme d’habitude, l’équipe du salon a été très professionnelle et nous a une nouvelle fois accrédités. Nous nous y rendons avec notre ami Gregory et espérons profiter pleinement de ce week-end.

Malheureusement, les années se suivent et se ressemblent parfois : de la pluie est annoncée pour une bonne partie du salon…. Dès notre arrivée en ce samedi matin, le temps est plus que maussade. Nous passons à l’accueil presse récupérer nos badges, et prenons la direction du hall A, lieu d’exposition des Maserati, avant que la foule ne fasse son apparition.

Comme les années précédentes, petite photo de groupe avant d’admirer les voitures individuellement. L’organisation a choisi un alignement de voitures de course toutes de rouge vêtues, suivies de deux concepts et enfin un regroupement de divers modèles de la marque au fond.

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Revenons quelques instants sur l’histoire de la marque. Les frères Maserati naissent dans la région de Pavie en Italie. Carlo, l’aîné, naquit en 1881 et se passionne très vite pour la mécanique. Avec quatre de ses frères (ils étaient sept au total), eux aussi passionnés, ils décident de lancer en 1914 une marque automobile qui porterait leur nom. Alfieri, né en 1887, prend rapidement les commandes de la jeune firme installée à Bologne. Si les premières années sont passées à préparer des moteurs et à piloter dans différentes courses, le désir de créer leur propre voiture se fait sentir. Ils s’associent alors au début des années 1920 avec la firme Diatto et ainsi est née la Tipo 20. Mais la première voiture entièrement construite par les frères Maserati et portant leur nom est la Tipo 26.

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Si la première mouture de la Tipo 26 dispose d’un 8 cylindres 1500 cm3 à compresseur, Maserati décide de la rendre plus compétitive en l’équipant toujours d’un 8 cylindres mais de deux litres cette fois, permettant de dépasser les 150 ch : il s’agit de la Tipo 26B. L’empattement a également été allongé pour améliorer la tenue de route. Le modèle exposé, portant le châssis N°2029, est une Biplace Sport 2000, à savoir la version « civilisée » de la Tipo 26B, à carrosserie roadster et provenant du musée Schlumpf.

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A ses côtés figure un autre modèle mythique de la marque. Obtenant de bons résultats en course, les frères Maserati ne restent pourtant pas sans rien faire. Dès 1933, une nouvelle voiture de Grand Prix est construite, la 8CM. Avec son 8 cylindres de trois litres développant aux alentours de 200/250 ch et ses freins à tambours hydrauliques, elle obtient de nombreux succès avec notamment le talentueux Tazio Nuvolari au volant. La voiture présentée porte le N°3010 et date de 1933. Acquise par le français Philippe Etancelin, il termine souvent en bonne position. On peut même citer une victoire lors du Grand Prix de Dieppe 1934. Elle aussi provient de la collection Schlumpf.

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Dans la foulée de la 8CM sort en 1936 la 6CM. Comme son nom l’indique, elle est équipée d’un 6 cylindres en ligne de 1500 cm3 à deux arbres à cames en tête. Les performances sont de premier ordre. La voiture présentée porte le châssis N°1541. Achetée en 1937 pour le pilote italien Luigi Villoresi, elle remporte notamment le GP de Brno en septembre de la même année. Puis rachetée au milieu des années 1940 par le suisse Adolfo Mandirola, elle continue de participer à de nombreuses courses avant de passer brièvement entre les mains de Jo Siffert. Dans les années 1970, elle rentre dans la collection du célèbre Pierre Bardinon qui la fait restaurer.

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Les frères Maserati tiennent à rester dans la course et s’efforcent alors de développer techniquement leurs voitures. Si leur modèle 4CL de la fin des années 1930 était déjà très performante, ils tiennent à l’améliorer davantage. Ainsi, une évolution 4CLT/48 (pour 1948) sort des ateliers de la marque, équipée d’un châssis tubulaire (d’où le T dans CLT, pour Tubolare). Le 4 cylindres 1.5 L à compresseur développe environ 260 ch et la suspension arrière est totalement repensée par rapport à la 4CL. Le châssis exposé (numéro 1578) a été piloté par Nino Farina dans de nombreuses courses et provient également du musée Schlumpf.

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Cet alignement de modèles de course ne pouvait se terminer de meilleure manière qu’avec deux 250F. Voiture culte de la marque au trident, elle est réputée pour avoir permis à Fangio de remporter deux titres de champion du monde en partie en 1954 et pour la saison 1957 complète. Avec son 6 cylindres 2.5 L, elle est l’une des meilleures voitures de GP de tous les temps. La première exposée ici porte le N°2518. Malheureusement, son histoire est assez trouble. Il s’agit d’un modèle dit « intérim » puisqu’elle naît en tant que A6 GCM (N°2038) mais se voit équipée du moteur numéro 2518 de 250F sous l’impulsion du Comte Volonterio, tenant à ce que le châssis porte désormais le N°2518 (sic).

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L’autre 250F serait l’une des deux voitures amenées au Grand Prix de Monza 1956. Celles-ci voyaient leur carrosserie revue, la position de conduite abaissée grâce à un nouvel arbre de transmission et l’emplacement du réservoir d’essence repensé. L’une était destinée à Jean Behra, l’autre à Fangio. C’est cette dernière qui serait exposée ici. Portant le numéro 2526, elle aurait très peu servi avant de finir entre les mains du pilote espagnol Antonio Creus sous un nouveau numéro (2530). Aujourd’hui, elle figure dans la collection Schlumpf.

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Quittons l’univers de la course pour le monde des concepts. Le premier présenté à Avignon est la fameuse Boomerang, oeuvre du grand Giugiaro. Dévoilée en 1971 à Turin, la Boomerang fait figure d’OVNI. Les lignes sont très tendues, ramassées et ne sont pas sans rappeler la future Lotus Esprit, également dessinée par Giugiaro. L’intérieur est encore plus futuriste, avec le volant qui regroupe les compteurs et les différentes commandes.

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A ses côtés figure un concept plus récent puisque de 2008. Il s’agit de l’A8 GCS Berlinetta signée Touring. Ce prototype repose sur un châssis de Coupé GranSport et hérite donc de son V8 4.2 produisant 400 ch. Le style allie modernité et rétro avec des roues à fils Borrani, un capot plutôt long associé à un arrière assez court.

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Passons aux différents modèles situés au fond du hall. Commençons par cette 200 SI. Ce modèle est dérivé de la 200 S, équipée d’un 4 cylindres 2.0 L et d’un châssis tubulaire. En 1957, le nom change pour 200 SI (Sport Internazionale) car elle est conforme aux exigences des courses internationales. Le châssis présenté est 2428 et a notamment participé aux 24 Heures du Mans 1958 aux mains de Marcel Martin et de Michel Dagorne.

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Juste derrière, nous découvrons une A6GCS baptisée « Monofaro » en raison de son unique phare central. Avec son 6 cylindres 2.0 L, elle courait aussi bien en Sport qu’en Formule 2.

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Changement d’ambiance avec cette monstrueuse Bora préparée aux spécifications Groupe IV. Son V8 développe ainsi aux alentours de 400 ch et sa peinture noir mat la rend très agressive. Elle porte le numéro de châssis AM-117-812.

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Restons dans le monde de la course avec cette plus récente Barchetta. Construite à une dizaine d’exemplaires pour un trophée monotype, elle offrait des performances de premier ordre avec un poids contenu sous la tonne et un V6 bi-turbo dépassant les 300 ch.

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La Maserati suivante est une 300 S portant le numéro de châssis 3065. Son 6 cylindres de 3.0 L était une évolution du moteur de la 250 F et développait environ 250 ch. Celle présentée date de 1956 et son historique est connu. En 1959, elle termine 8ème aux 1000 kms du Nürburgring, 6ème au GP de Cuba 1960 avec Maurice Trintignant au volant ou encore 1er du Grand Prix de Rio Janeiro la même année. Depuis 1964, elle figure dans la collection Schlumpf.

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Place à l’élégance ensuite avec cette sublime A6G/54 carrossée en cabriolet par Frua. La A6G/54 dérive directement de l’A6 GCS de compétition. Le modèle exposé (N°2196) appartient au musée Henri Malartre de Rochetaillée.

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Juste à côté, deux autres Maserati nous attendent. Une Kyalami bleue de 1978 ainsi qu’une Shamal noire de 1992.

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On le sait peu, mais des motos ont été vendues avec le trident de Maserati. En réalité, ces motos n’étaient pas vraiment construites par Maserati. Retour en 1937 lorsque la famille Orsi rachète la marque et récupère les différentes filiales de Maserati. L’une d’elles est l’usine de bougie d’allumage Fabbrica Candele e Accumulatori Maserati, qui est autorisée à conserver le trident comme emblème. L’usine désire se lancer dans la construction de motos et s’associe alors au constructeur Italmoto. Des modèles à moteur 50, 125 et 250 cm3 sont rapidement conçus et le succès est au rendez-vous.

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Revenons aux automobiles construites par Maserati avec divers modèles de la marque. D’abord cette Khamsin, un coupé 2+2.

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Puis cette sublime 3500 GT Spyder, l’un des modèles phares de Maserati.

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Ou encore cette Ghibli SS dans une configuration originale.

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Des modèles plus récents sont également de la partie. A l’image de cette 222 Biturbo 4V ou de cette GranSport MC Victory, une série limitée à 180 exemplaires.

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Pour terminer cette exposition Maserati, voici l’une des rares Bellagio Fastback réalisées par Touring. Basées sur la Quattroporte, ces voitures se voient notamment équipées d’un hayon et de jantes Borrani 19″. Elles s’inscrivent dans la pure tradition des breaks de chasse.

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A ces voitures Maserati, on pourrait ajouter les OSCA. Le salon leur avait d’ailleurs réservé un petit hommage au travers de trois modèles. Fondée en 1947, la marque OSCA (Officine Specializzate Costruzione Automobili) est née de la volonté de trois des frères Maserati à savoir Ettore, Ernesto et Bindo suite à la fin du contrat qui les liait à la famille Orsi. Les OSCA sont des petites voitures de grand prix qui s’illustreront dans de nombreuses courses. Mais OSCA est aussi réputée pour leurs préparations mécaniques comme c’est le cas avec l’amélioration des moteurs de Fiat 1500. La 1500 Cabriolet exposée ici voit ainsi sa puissance grimper à 90 ch, les dernières versions 1600 développeront quant à elles 100 ch.

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On pouvait également voir cette magnifique OSCA 1600 GT Touring (châssis n°0019) de 1961, l’un des deux exemplaires réalisés par le carrossier milanais. Notez l’originalité de la vitre arrière.

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Enfin, une OSCA MT4 à carrosserie barquette, plus « classique ». Les premiers exemplaires étaient équipés d’un petit 4 cylindres 1100 cm3 mais les 200 km/h étaient pourtant possibles grâce au poids léger des voitures et de leur aérodynamique. Les derniers exemplaires seront eux mus par un 1500 cm3 plus performant. Le modèle présenté porte le châssis N°1107 et date de 1949. Pilotée à ses débuts par Luigi Fagioli, elle remporte notamment sa catégorie à la Mille Miglia 1951. Revendue par la suite aux frères Porre en France, elle continue de participer à des courses dont les 12 Heures de Hyères en 1955, finissant 7ème au général.

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Quittons l’espace d’un instant les italiennes pour rejoindre des productions allemandes. Le Porsche 356 Club de France présentait deux Speedster, une 356 A de 1958 ainsi qu’une 911.

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Un autre stand rendait indirectement hommage aux Maserati. En 1956, deux barquettes Talbot sont engagées aux 24 Heures du Mans équipées d’un 6 cylindres Maserati 2500 cm3 mais ne finirent pas la course. Idem en 1957 sous les couleurs de l’écurie Dubonnet mais une nouvelle fois, les deux Talbot ne voient pas l’arrivée. Le modèle présenté est une évocation de ces Talbot-Maserati.

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A la fin des années 1960, Maserati est en grande difficulté financière. C’est à ce moment qu’intervient Citroën. En 1968, la marque aux chevrons rachète le Trident afin de développer ensemble un futur modèle, ce sera la SM (pour projet S Maserati). Un V6 2.7 est choisi pour la française qui sera considérée comme un OVNI grâce à sa ligne signée Robert Opron, sa technologie moderne et ses performances impressionnantes. Deux SM étaient exposées, la première dans une rare livrée « Vert des Tropiques » et la seconde en version racing.

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Ce même moteur équipa également la sportive française Ligier JS2, d’abord en version 2.7 puis en 3.0 comme sur la Merak.

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Après 1975, Citroën quitte le navire Maserati et c’est Alejandro De Tomaso qui devient le nouvel acquéreur, relançant la marque avec de nombreux modèles à mécanique bi-turbo. Le salon lui faisait également honneur en exposant un des 395 coupés De Tomaso Longchamp à V8 américain.

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Retour au niveau des Maserati, nous avions oublié cette A6GCS/53 Barchetta. Retrouvée en Amérique Latine en 1985, elle reste encore aujourd’hui non identifiée et attend d’être restaurée.

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Changeons de hall pour voir ce qui se trouve ailleurs. Dans le hall voisin, des Ferrari sont regroupées dont cette F40.

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L’Avignon Motor Festival est un salon où l’on peut trouver de tout, exemple cet avion Blériot Type XI de 1914. Mû par un 3 cylindres Anzani, le Blériot XI équipa l’armée française pendant la Première Guerre Mondiale.

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Dans un autre hall, le stand de la Sellerie du Mont-Ventoux dévoilait deux sublimes Dino, une 246 jaune accompagnée d’une 308 GT4 sable.

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Le hall K fait la part belle aux modèles récents voire nouveaux. Outre la présentation des dernières BMW Série 2 et Série 4, on pouvait trouver cette Exige ou encore une 991 Turbo.

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Direction ensuite le hall Compétition. A l’entrée se trouvait une Lancia Stratos Groupe IV.

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Sur le stand Autodiva était présente une GT40. Portant le numéro de châssis 1000, elle fut engagée par l’écurie Comstock Racing aux 12 Heures de Sebring 1966 avec deux canadiens au volant, Bob McLean et Jean Ouellet. Au 83ème tour de la course, McLean sort violemment de la piste et vient frapper un poteau. La GT40 est détruite. Dans les années 1980, #1000 est reconstruite par Giovanni Giordanengo.

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Le salon dispose aussi d’un hall motos. On pouvait y voir une Ducati 250 de 1966 ou encore une Guzzi 250 ex-Collignon.

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Mais AMF, c’est également des camions, à l’image de cet Unic Izoard 270.

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Nous profitons ensuite d’une accalmie pour faire un tour sur les parkings extérieurs. Une magnifique Ghibli II prend la pluie.

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Une Chevrolet Corvair était également garée. C’est vraiment une voiture atypique, avec son moteur flat 6 disposé à l’arrière.

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Un courageux propriétaire n’a quant à lui pas hésité à braver la météo pour sortir sa Lamborghini Diablo.

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Citons aussi cette Alfa Romeo Junior Zagato.

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Un concours d’élégance doit se dérouler dans quelques minutes devant le hall principal. En attendant, nous retournons à l’intérieur pour photographier quelques détails.

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La disposition des deux concepts permet de tenter quelques prises de vues.

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La calandre de l’A6 GCS Monofaro est vraiment agréable à regarder.

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Il serait dommage d’oublier le trident.

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Le concours d’élégance débute à l’extérieur. Malheureusement, la pluie fait son retour. Nous nous plaçons tant bien que mal sous un arbre, mais la qualité des photos va forcément en pâtir… Commençons par ce sympathique hot-rod.

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La voiture suivante est totalement différente. En effet, il s’agit d’une Ferrari 599 GTB.

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La suivante est la Diablo, qui ne peut monter sur le podium vu la faible garde au sol.

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L’hommage à Maserati continue même au sein du concours d’élégance, avec cette autre SM.

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Poursuivons avec cette Mustang Fastback 1967.

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La Corvair fait son entrée. Elle date également de 1967.

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Une Porsche 356 1600 monte sur le podium.

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Puis une Alvis TA14 Saloon de 1948.

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Puis c’est au tour de cette sublime Delahaye 135 M Figoni Cabriolet (châssis n°800308). Notez que les propriétaires jouent le jeu jusqu’au bout malgré le temps maussade.

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Une Georges-Irat Type C3 MOD de 1939 est également de la partie. Nous l’avions déjà vue à l’exposition 2013 de la lustrerie Mathieu.

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La plus ancienne du concours fait son apparition. Il s’agit d’une Renault Type DM de 1913.

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Restons dans les françaises avec cette Simca Sport Cabriolet.

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La marque au trident était représentée par cette Mistral.

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Terminons par ce rare cyclecar Hinstin.

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Le concours à peine terminé, nous songeons déjà à repartir. Il n’est que 16 heures mais malheureusement, la météo ne semble pas partie sur la bonne voie. Nous retraversons le parking une dernière fois, l’occasion de découvrir une Facel III Cabriolet. Son numéro de série est A019, elle fut immatriculée pour la première fois en juillet 1963 et servit de voiture d’essais pour le moteur Volvo.

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Après la Junior Zagato rouge de tout à l’heure, en voici une seconde mais jaune cette fois.

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Une averse plus forte que les précédentes survient, ce qui nous oblige à partir. Nous reviendrons le lendemain, avec l’espoir qu’il fasse meilleur.

Dimanche :

Nous sommes dimanche matin, et cette fois le soleil est au beau fixe. Nous décidons de prendre notre temps et arrivons sur les coups de 11 heures. Dès l’entrée du salon, nous savons que le beau temps a su convaincre les personnes hésitant à venir la veille. Ce trio nous le prouve. La Countach est une 25th Anniversary que nous avions déjà vue en 2012 peu ou prou à la même place.

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Les couleurs vives s’accordent merveilleusement à la lumière retrouvée.

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Devant le hall principal, nous découvrons cette Cisitalia D46 ex-Robert Manzon.

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Le salon sert de regroupement au rallye Potherat. Ces anciennes Aston Martin en faisaient partie.

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Retour dans le hall A. Nous avions oublié ce prototype de Citroën SM V8. Il s’agissait en fait d’un véritable banc d’essais pour Michelin. Le but était de tester une forte puissance sur le train avant pour expérimenter la résistance des pneus et la tenue de route possible. Le V8 est d’origine Maserati à 4 arbres à cames en tête et 3 carburateurs Weber double corps développant 340 ch.

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Une seconde Ligier JS2 était également exposée.

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Nous avons déjà bien « mitraillé » les Maserati la veille, mais impossible de résister à l’appel d’un nouveau cliché.

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Une Ferrari 355 Challenge était également présente, cela aurait été dommage de l’oublier.

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A ses côtés figurait une sportive qui nous était inconnue. Mais grâce à Pierre-Antoine Faure, l’identifier a été possible. Il s’agit d’une création artisanale d’un passionné de carrosserie, M.Barrier, entièrement en aluminium. Construite de A à Z, elle repose sur un châssis tubulaire et est équipée d’un moteur 12 cylindres Jaguar.

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On pouvait y voir une autre Ferrari, mais dans un était bien différent de la Challenge. Cette Mondial T a connu un sort spécial…

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Mais AMF, c’est aussi des ancêtres à l’instar de cette Alcyon Tonneau 4 places du début des années 1900.

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On retrouvait également des classiques des salons, comme cette Type E ou cette Dino 246 GT.

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Choc des cultures près de la Dino avec cette Amilcar C6 de 1928 dotée de son compresseur.

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Toujours dans les françaises, voici une Facel Vega FV3B. Équipée d’un V8 Plymouth Fury P31 de 5.0 L, elle fait partie des 91 exemplaires construits. Son numéro de série est le 58-307 et fut livrée le 24 février 1958 en Seine-Saint-Denis.

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Ainsi qu’un coach DB Panhard Frua.

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Du coté des allemandes figurait une BMW M1 de 1979.

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Sur le stand de Storic Italia, le rouge était de mise avec une Lancia Delta Integrale Evolution de 1992 accompagnée d’une Alfa Romeo Giulietta Sprint de 1961.

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La Cité de l’Automobile de Mulhouse avait choisi de présenter cette Bugatti Type 23 Torpédo de 1923 (châssis 1693), une carrosserie réalisée par Lavocat & Marsaud.

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Nous avions pris la Kyalami et la Shamal côté face hier, les voici côté pile.

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Changeons de hall pour retrouver la rétrospective consacrée à la marque CG. Chappe & Gessalin, du nom des créateurs de la société, fut créée en 1966. Mais leur histoire remonte à plus longtemps. En effet, ils sont réputés pour figurer parmi les pionniers de la fibre de verre et ce dès les années 1950. Ils collaborent alors avec CD, DB et bien évidemment avec Alpine pour qui ils réalisent le premier modèle de la marque, l’A106. Mais dans les années 1960, l’envie de créer leurs propres bolides naît et c’est ainsi que la marque CG apparaît en 1966. Leurs réalisations sont performantes et se rapprochent bien évidemment des Alpine. Les moteurs de la gamme Simca sont utilisés et améliorés, et c’est ainsi que les CG remportent de nombreux succès.

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La rétrospective permettait de découvrir par exemple un Type 548 Proto ex-Fiorentino.

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Ou encore ce coupé 1200 S de 1971.

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Les débuts de l’aventure CG en tant que marque étaient notamment représentés par ce spider Type A 1000 S de 1968 équipé d’un 4 cylindres Simca de 1118 cm3 (châssis n°1016).

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Les parkings extérieurs sont bien plus remplis que la veille, assez logique vu la météo plus que clémente. Les fans de japonaises n’étaient pas oubliés, à l’image de cette Honda Integra Type R à côté d’une S2000.

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Le soleil fait ressortir la magnifique peinture de ce coupé Chevrolet Master Deluxe de 1940.

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Il ne fallait pas oublier les youngtimers, comme cette Ford Escort RS 1600i en parfait état.

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Les Coccinelle sont une valeur sûre en collection, et étaient nombreuses au salon. Celle ci-dessous présente des marchepieds dans un état… discutable.

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Mais notre attention est attirée une nouvelle fois par le ciel. En effet, d’énormes nuages chargés d’eau font leur apparition (voir première photo ci-dessous). Nous décidons de prendre cette rare Ferrari 330 GTC, de faire un dernier tour et de lever le camp.

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Et bien nous en a pris ! Nous n’étions en voiture que depuis quelques minutes lorsque de grosses averses ont commencé à s’abattre. Ouf !

Au final, malgré un temps plus que pluvieux, ce weekend aura été une nouvelle fois réussi. Le plateau Maserati tenait toutes ses promesses et la diversité d’AMF permettait à chacun de voir ce qu’il désirait.

Nous tenons à remercier une nouvelle fois toute l’équipe d’AMF pour leur confiance, et notamment M.Faure.

Nous serons là en 2015 mais en attendant, rendez-vous dans quelques jours pour le Tour Auto !

Pour toute demande de photo de votre stand ou de votre véhicule, contactez-nous via la rubrique « Contact » du site.

Une réflexion sur “Avignon Motor Festival 2014

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